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Le manque d’innovation plombe le classement de l’Algérie

Par : Meziane Rabhi

L’Algérie a réussi à améliorer son classement en matière de compétitivité économique. Elle occupe le 79e rang dans le classement mondial de la compétitivité économique établi tous les ans par le Forum économique mondial et publié mercredi dernier à Genève (Suisse).
L'étude du WEF a été réalisée auprès de 15 000 chefs d’entreprise dans 144 pays et donne un classement mondial des pays les plus compétitifs à partir d'une centaine d'indicateurs économiques. L’Algérie gagne ainsi 21 places par rapport à l’année 2013-2014 où elle occupait le 100e rang. Cette progression est principalement due à l’amélioration de son environnement macroéconomique. Sur cet indice, l’Algérie est classée à la 11e place grâce à un faible endettement et à une meilleure épargne nationale. Le rapport global sur la compétitivité 2014-2015 du Forum économique mondial relève également de faibles améliorations dans d'autres domaines, tels que les institutions et la sécurité. Certains aspects de l'éducation montrent aussi une tendance positive : par exemple, la qualité de l'éducation semble s'améliorer. En matière de santé et d’éducation primaire, notre pays occupe la 81e position, même si des efforts doivent être entrepris concernant la qualité de l'enseignement primaire (121e place). L’Algérie est, par ailleurs, bien positionnée sur le plan de la taille du marché
(47e rang). Si en matière d’environnement macroéconomique des secteurs de la santé et de l’éducation l’Algérie se positionne dans la moitié haute du tableau, elle est à la traîne dans beaucoup de domaines, notamment sur le plan du développement du marché financier, préparation technologique, facteurs d'innovation et de sophistication… Concernant les infrastructures, l'Algérie est classée 106e à l'échelle mondiale, indique le même rapport, notant la mauvaise qualité des routes (107e place), des ports (117e place) et des infrastructures du transport aérien  (128e place). En matière de développement du marché financier, notre pays occupe la 137e position. En termes de disponibilité des services financiers, elle est classée à la 133e place.
Sur le plan de l’accessibilité, notre pays arrive au 135e rang et à la 72e place concernant la facilité d'octroi de crédits. En matière de fiabilité et de confiance du système bancaire, l’Algérie se positionne à la 138e position. Elle est classée à la 133e place en matière de solidité des banques. L'Algérie occupe le 136e rang en matière d'efficacité du marché des biens, selon le rapport qui déplore, à cet égard, la faiblesse d’intensité de la concurrence locale (136e rang) et la complexité des procédures de lancement des projets (139e rang).
 

Le rapport souligne, également, qu'en dépit de la disponibilité des scientifiques et des ingénieurs (61e place), l'innovation demeure l'un des points négatifs pour l'Algérie qui occupe la 128e place, concernant cet indice. Le jugement est encore plus sévère concernant la capacité d’innovation, l’Algérie arrivant en queue de peloton.
 

En effet, notre pays est classé à la 143e position. “Une refonte du cadre institutionnel et mettre davantage l'accent sur l'efficacité des biens, du travail et en particulier les marchés financiers seront nécessaires pour mettre la croissance de l'Algérie sur une trajectoire plus durable”, estime le rapport. Au niveau des pays du Maghreb, l’Algérie se classe en 2e position devant la Tunisie (87e), la Libye (126e) et la Mauritanie (141e), mais derrière le Maroc classé 72e au niveau mondial. L’Algérie figure dans le top 10 (6e) des pays les plus compétitifs à l’échelle africaine. L’île Maurice est le pays le plus compétitif en Afrique, suivie par l’Afrique du Sud, le Rwanda, le Maroc et le Botswana.

Pour la sixième fois consécutive, la Suisse occupe le premier rang mondial de ce classement. Singapour conserve sa deuxième place et les États-Unis figurent désormais au troisième rang, gagnant 2 places par rapport à 2013. La Finlande (4e) et l'Allemagne (5e) perdent chacune une place. Ils sont suivis par le Japon (6e), les Pays-Bas (8e) et le Royaume-Uni (9e). La Suède (10e) ferme la marche du Top 10.
 

Les économies qui occupent les premières places du classement ont toutes en commun d’excellents résultats en matière de formation, de rétention et d’attraction des talents, ainsi qu’une politique d’investissements encourageant l'innovation. Ces investissements dits “intelligents” et ciblés sont possibles grâce à une approche coordonnée reposant sur une collaboration étroite entre les secteurs public et privé.

http://www.liberte-algerie.com/actualite/le-manque-d-innovation-plombe-le-classement-de-l-algerie-rapport-du-forum-economique-mondial-227912

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