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Actu.

Une étude, complètement fausse et loufoque et qui fait intervenir un certain "Didier Lembrouille", vise à démontrer la légèreté de la relecture de certaines revues.

C'est un canular qui dénonce le manque de relecture dans la publication d'articles scientifiques. Des médecins et chercheurs sont parvenus à faire publier dans la revue scientifique Asian Journal of Medicine and Health (AJMH) un article démontrant l'efficacité de l'hydroxychloroquine pour prévenir les accidents de trottinette.  

Cet article, qui utilisé des noms farfelus, comme Didier Lembrouille rattaché au département de "Médecine nucléaire compliante de SFR" sur l'île de Guyane, ou de Sylvano Trottinetta, du collectif "Laissons les vendeurs de trottinette prescrire", a été mis en ligne samedi et retiré dimanche. 

Les expérimentations se tenaient à "Montcuq"

Considérant que cette publication manque de sérieux, un groupe de médecins et de chercheurs, décident de monter cette fausse étude et de la soumettre à ce journal. "Tout doit être ridicule, du titre aux références, en passant par la moindre phrase de l'article. Si nous réussissons à publier un tel article, nous aurons répondu à notre question initiale : est-ce que cette revue publie n'importe quoi ?", expliquait l'un des conspirateurs, Michaël Rochoy, dans un making-of mis en ligne ce week-end. 

Une première version de l'étude est envoyée, sous pseudo et six jours plus tard, après avoir réglé les 85 dollars (77 euros) exigés, l'équipe apprend que la "relecture" de leur article va débuter. Les "revewers", c'est-à-dire les relecteurs scientifiques émettent des corrections mineures à apporter. Il est notamment demandé aux signataires d'être "plus précis" concernant le lieu de l'une des expérimentations. Michaël Rochoy lui répond : "Pardon, c'est à Montcuq (région Occitanie), France".

L'article est finalement accepté le 12 août et mis en ligne samedi matin. Dans ses conclusions, l'étude estime que, "la combinaison HCQ + AZT (Hydroxychloroquine et Azithromicine) devrait être utilisée en urgence en prévention des AT (accident de trottinettes) partout dans le monde." "Il est urgent de prescrire de l'hydroxychloroquine à tous les usagers de trottinette. Est-ce que nous pouvons publier quoi que ce soit tout de suite? Je crois que la question, elle est vite répondue", écrivent les auteurs, en clin d'oeil à une phrase d'une vidéo devenue virale.  

L'AJMH a finalement pris la décision ce dimanche de retirer l'étude de son site, après avoir constaté la supercherie, "à la suite d'une grave fraude scientifique". Une version PDF à télécharger, en anglais et en français est disponible en ligne.

Source : L'express.fr  - publié le , mis à jour à 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/etude-loufoque-sur-l-hydroxychloroquine-et-les-trottinettes-un-canular-contre-les-revues-predatrices_2133044.html


Meilleures universités au monde : L’Algérie absente du classement

Par Khelifa Litamine -

Le fameux classement de Shanghai pour 2020, qui sélectionne les meilleures universités dans le monde a démontré encore une fois cette année la suprématie des universités américaines et anglaises dans le monde universitaire, mais il a aussi fait émerger plusieurs universités françaises et même une université tunisienne.

L’université américaine de Harvard continue sa domination dans le classement en gardant sa première place,  des universités du monde-2020, suivie de l’Université américaine de Standford. La troisième place a été attribuée à l’Université britannique de Cambridge affirme le classement du cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy rendu public vendredi.

Dans la région du Maghreb, y a qu’une seule université de Tunisie qui a réussi à se hisser parmi les meilleures universités du monde en arrivant dans la catégorie des 901 et 1000 places. «L’inclusion de l’Université de Tunis El-Manar dans le classement des mille meilleures universités dans le monde, constitue une reconnaissance de la réussite de l’Université à s’ouvrir à la communauté académique internationale, en mettant l’accent sur la qualité de la recherche scientifique », a indiqué  à la TAP, Fathi Slaouti, Président de l’Université de Tunis El-Manar.

Il a fait savoir que depuis 2011, l’université s’est engagée dans l’accompagnement du reste des universités tunisiennes pour l’entrée dans les classements internationaux des universités.

Mais aucune université algérienne n’a réussi a décrocher une place dans la liste des 1000 établissements universitaires. Toutefois, l’Afrique de Sud arrive en tête en Afrique avec neuf universités dans le classement, suivie de l’Egypte avec  cinq universités.

La France a réussi pour la première fois a figurer avec quatre universités dans le top 100, grâce à l’université Paris Saclay, surtout qui s’est hissé à la 14 eme place.

Source : https://www.algerie-eco.com/2020/08/16/meilleures-universites-au-monde-lalgerie-absente-du-classement/


Le numérique éducatif à l'heure du COVID19 - le 15/08/2020 @ 20:30 par djoudi

Samedi 22 août 2020 

Live en visioconférence de 21h00 à 23h00 heure algérienne

Le numérique éducatif à l'heure du COVID19

M. Mahieddine DJOUDI

Poitiers, France

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L’Université algérienne est-elle en Déliquescence ? Un difficile état des lieux (2e partie et fin)

Abordons les relations enseignants-étudiants si promptes à conflit, avec les étudiants percevant certains de leurs enseignants comme des monstres de susceptibilité et prêts à se venger. Ceci est largement inexact. Mais évoquons une pratique abusive chez nous que sont ces notes abyssalement basses décernées à des classes entières d’étudiants, surtout en tronc commun.

On a l’habitude d’évaluer la performance des étudiants par des notes. Je vais ici inverser le processus et noter les enseignants par le taux de réussite dans les matières qu’ils enseignent (taux d’échec élevé : incapacité de l’enseignant à accomplir sa mission). Voici une très personnelle grille de lecture des performances des enseignants :

– 70% de réussite : l’enseignant peut mieux faire

– 50% de réussite : l’enseignant est un échec

– 25% de réussite : l’enseignant est un échec absolu

– 00% de réussite (ou zéro collectif) : l’enseignant est une catastrophe et un danger public : le larguer d’urgence.

Quand est-ce qu’une université devient-elle nationale ?

Abordons le clivant problème de la langue d’enseignement des sciences à l’Université. Comment comprendre que presque soixante ans après l’indépendance, la question linguistique est devenue inextricable avec une division schizophrénique entre l’éducation nationale et l’université(1) et une rupture brutale entre le secondaire et le supérieur et son taux d’échec phénoménal en première année. Plus fondamentalement, comment une université peut-elle être nationale quand elle n’enseigne pas dans sa langue nationale ?

Pire encore, non seulement l’université algérienne n’a pas parachevé son projet national et notamment en faisant la jonction avec l’enseignement des paliers précédents, mais elle est devenue tributaire d’une langue en état d’obsolescence pour les sciences.

Mes collègues ont vécu dans leur chair cette dépendance handicapante à la langue française qui ne leur permettait pas de participer à des conférences internationales si ce n’est qu’avec un modeste poster, et ce au vu de leur incapacité de s’exprimer et de communiquer en anglais. Pourtant la communauté scientifique française à tranché depuis belle lurette et à toutes les conférences scientifiques exclusivement en anglais, de même que toutes ses revues scientifiques, même celles de leur prestigieuse Académie des sciences. Notons un fait vite oublié est que l’arabisation des filières du premier cycle universitaire était arrivée en voie d’être parachevée.

Le regretté Djilali Liabès dressait l’état des lieux en fin 1991(2) : «Je crois qu’il faut parler le langage de la vérité. L’arabisation de la 1re année de S & T est prise en charge depuis trois ans. J’ai visité des universités ou le tronc commun est entièrement arabisé. L’USTO songe à arabiser la 3e année et les spécialités. Les universités de l’Est enseignent en langue arabe depuis 3 à 4 ans. L’effort doit donc porter sur les universités qui n’ont pas intégralement arabisé la première année…»

Mentionnons aussi que, contrairement à l’arabisation des différents paliers d’enseignement qui s’est faite à la fin des années 1960 et durant les années 1970 en recourant à la coopération technique et un corps de coopérants assez hétéroclite venant de pays arabes, cette arabisation était le fait de cadres nationaux et donc bien moins «traumatisante».

En fait, l’arabisation des sciences aurait pu être vue comme une opération technique à même de réconcilier les Algériens avec leur langue et d’améliorer la cohésion nationale comme l’ont fait tous les autres pays au monde, au lieu d’antagoniser et de polariser la situation linguistique sur des considérations idéologiques.

En résumé, une université nationale est celle qui a une authenticité et un génie propre qui lui permet d’être au diapason avec les préoccupations et ambitions de la nation. Elle doit être capable de mobiliser la communauté des chercheurs autour de buts nationaux et pour cela, elle a besoin d’une cohésion et d’un esprit de corps sans faille.

Malheureusement, hormis au niveau des slogans, l’université algérienne ne s’est jamais insérée dans un projet véritablement national et à part quelques zones brillantes, elle a largement échoué à se mettre au service tant du développement économique que de la société.

Ainsi, notre industrie est totalement déconnectée de l’université et dépend largement de l’expertise étrangère et de projets clés en main. En fait, l’université est trop souvent un simple palier ou des foules d’étudiants passent un certain nombre d’années avant de se jeter dans la vie active, ou souvent fonder un foyer diplôme en main.

Quelles réformes pour l’université algérienne ?

Quelles recommandations pourrais-je apporter, riche de quelque 30 années comme enseignant, mais pauvre d’autant d’années de non-proximité avec sa gestion, n’ayant jamais exercé de charge administrative ni syndicale ni autres ? Je commencerai par un interlude, puis je proposerai quelques pistes.

La malédiction des postes de responsabilité

Pourquoi trop de nos responsables sont-ils hautains et méprisants ? Parce qu’ils se sont tant et si bien incrustés à leurs fonctions qu’ils sont devenus intouchables. Même le meilleur des gestionnaires mis dans une situation d’autorité et d’inamovibilité va vite dériver vers l’autoritarisme. Des clans vont se constituer et des situations de dépendance mutuelle, de services réciproques et de renvoi d’ascenseur vont s’établir.

Rester à son poste va aussi être pour certains le meilleur moyen de ne pas se faire rattraper par des casseroles qu’ils traînent et qui éclateraient au grand jour si d’autres occupaient leurs postes. Or, une bonne gestion implique une mobilité de personnes aux postes de responsabilité.

Ainsi, on voudrait voir des enseignants devenir administrateurs, pour ensuite revenir, après un certain nombre d’années, à leurs postes d’origine, pas un recyclage de responsables entre facultés, vice-directions et directions. Un administrateur ne devrait jamais être un métier pour un universitaire, et une situation où un recteur le devient à vie est une aberration. Pourquoi cette règle de bon sens et de bonne gouvernance appliquée partout dans le monde ne l’est pas chez nous ?

Autonomie de l’Université et transparence de la gestion

La clé du succès des instituts de recherche de par le monde réside en leur mode de gestion autonome qui leur permet de prendre rapidement des décisions. Embaucher des spécialistes est une nécessité vitale pour rester à la pointe de l’innovation. Or, notre capacité à embaucher est quasiment nulle, et quand bien même aurions-nous des candidats, la Fonction publique est là avec ses critères sociaux absurdes.

Avec la libération de l’emploi, vient la libération des salaires, car personne ne viendrait exercer pour un salaire de misère, même pas les Algériens de la diaspora les mieux disposés. Seule l’autonomie pourrait permettre de proposer des salaires «hors grille».

Avec l’autonomie vient la transparence de la gestion. L’autonomie ne veut pas dire dépenser comme on veut, ou laisser le pouvoir de décision à des roitelets de recteurs installés à vie, mais implique une gestion rigoureuse avec un suivi d’enfer de la part de commissions avec audits sans complaisance.

Je me permets de narrer ici ma propre expérience ou responsable de l’Ecole doctorale d’astrophysique, je n’ai jamais pu savoir le budget qui y était alloué par le ministère en ce qui nécessitait l’autorisation préalable du recteur. A la question de savoir comment une opération particulière était compatible avec le budget alloué, la réponse du comptable fusa dans toute son absurdité : «Faites une demande chiffrée et on vous informera».

Les fonds des Ecoles doctorales sont une sorte de super cagnotte à consommer en fin d’exercice fiscal, sans contrôle, pour des projets de collègues dans leurs bonnes grâces. Ces budgets sont à consommer dans leur intégralité, car tout budget non consommé subira à l’avenir une coupe brutale de la tutelle. Cette gestion impériale, centralisée et opaque fait perdre à notre pays des sommes faramineuses.

Pôles d’excellence, éclipse de l’administration et conflit inter-générationnel

Notre université, malgré ses problèmes et son manque de compétitivité globale, a su développer des pôles d’excellence dans différents domaines qu’il s’agirait d’encourager et de faire fructifier.

Il s’agirait aussi de mettre à la tête de nos départements et de nos Labos ceux qui ont des idées et surtout favoriser les plus jeunes. Je ne peux que citer ici ce qu’avait déclaré le fameux physicien nucléaire Amos de-Shalit et ancien directeur de la Weizmann Institute of Science en Israël, lorsqu’il fut interrogé par un expert de l’ONU sur leur politique scientifique : «Nous avons une stratégie très simple pour le développement de la science. Un scientifique qui produit a toujours raison et plus il est jeune, plus il a raison.»

Dans la même veine, il est impératif de placer l’enseignant chercheur au cœur de l’entreprise de production du savoir et d’éloigner le plus possible l’administration du processus de décision, les concernés étant toujours en meilleure position pour prendre les décisions optimales concernant leurs activités. Citant de nouveau Amos
de-Shalit : 
«Un projet scientifique dynamique doit être géré par des scientifiques en activité et non par des bureaucrates ou des scientifiques qui ont pu être actifs dans le passé, mais qui se sont depuis ossifiés.»

En quête d’un souffle nouveau

L’Université algérienne, au-delà de toutes les zones d’ombre et points forts, a besoin d’un souffle nouveau. Or l’état d’abattement de beaucoup d’enseignants et l’atmosphère délétère qui y règne ne permettent pas d’envisager cela.

Seuls un État responsable basé sur un consensus fort, un contrat de confiance avec la communauté universitaire, et un projet de société bien mûri seraient à même d’insuffler à cette université cet élan vital pour entreprendre des réformes radicales et douloureuses nécessaires pour sa survie, et à même de faire jonction avec les institutions performantes de par le monde.

Elle possède pour cela des ressources humaines de haut niveau présents tant sur son sol qu’au niveau de la diaspora que peu de pays dans la région ne disposent, mais qu’une politique de navigation à vue n’a su mobiliser.

Source : https://www.elwatan.com/pages-hebdo/etudiant/un-difficile-etat-des-lieux-2e-partie-et-fin-17-07-2019


L’Université algérienne est-elle en Déliquescence ? Un difficile état des lieux (1re partie)

1. Evaluer l’université algérienne : une gageure

Il n’est nullement dans mon intention de tenter de dresser un bilan complet de l’université algérienne. Je reconnais même d’emblée être assez mal équipé pour pouvoir le faire.

D’ailleurs, un enseignant appartenant à cette université depuis plus de trois décades pourrait-il être un observateur impartial ? On pourrait alors me tacler sur la pertinence pour moi d’aborder le sujet ! Et bien, tout modestement, mon but pourrait être de déblayer le terrain en apportant une contribution critique et des pistes d’action…

En fait, ma réponse a été aiguisée par celle d’un collègue syndicaliste, qui en avait brossé un bilan des plus funestes(1), au point qu’on aurait pu s’étonner que cette université si égrotante n’ait pas déjà été enterrée, d’un côté.

D’un autre, les bilans présentés par les services concernés du MES, qui souvent se limitent à des statistiques, sont trop triomphalistes pour permettre une évaluation objective. En fait, ni rengaine anti-système ni bilan dithyrambique de bureaucrates zélés, ne sauraient se substituer à une analyse sereine et impartiale(2).

Je reconnais qu’un jugement comparatif des performances de notre université avec celles des autres universités de par le monde serait catastrophique au vu du nombre d’indicateurs dans le rouge chez nous, mais cela serait ô combien injuste.

J’assumerais que ses performances doivent être jugées à l’aune des missions qui lui ont été imparties, des contraintes auxquelles elle a fait face et aussi de sa résilience et de sa capacité à se réformer. Porter des jugements définitifs et à l’emporte-pièce sur sa perdition irrémédiable est inconvenant et ne mène à rien.

L’optimiste impénitent en moi, et au vu des ressources humaines et points forts que notre université recèle encore, pense que notre université peut sortir de sa médiocrité actuelle et rebondir pour devenir performante, si des mesures énergiques de redressement sont prises, malgré l’énorme passif qu’elle traîne comme un boulet.

Les deux missions de base de l’université sont la formation et la recherche. L’enseignant est au cœur de ces deux processus, tandis que l’étudiant est récepteur et marginalement participant.

Nous passerons tout d’abord en revue de manière critique chaque composante, avant de parler des pratiques qui fragilisent l’université algérienne, et de conclure par une série de recommandations. Nous commencerons, à tout seigneur tout honneur, par les enseignants.

2- Le corps enseignant, la cheville ouvrière de l’université

Enonçons d’emblée un fait assez évident, l’enseignant est le cœur vibrant de l’université et son âme. Contrairement à d’autres entreprises économiques ou industrielles, où le capital est les buildings ou les machines ou les investissements de manière générale, ici le capital est essentiellement l’humain.

C’est bien lui qui façonne le produit final qu’il forme, mal forme ou encore déforme. Au vu de ce prodigieux réservoir de compétences qu’il constitue, la stratégie de toute université qui se respecte serait donc en toute circonstance de mettre le corps enseignant en exergue et au cœur des missions de l’université.

Par contre, l’administration, omniprésente et souvent omnipotente, devrait s’effacer pour se mettre au service de la communauté universitaire et ne devrait pas s’accaparer la charge de représenter l’université dans les médias, ce qui amène à fausser l’image de l’université. Il est aussi manifeste que toute tentative de déstabiliser le corps enseignant en le brimant ou en le marginalisant est attentatoire au bon fonctionnement de l’université elle même3.

Des carrières mal gérées et des effectifs pléthoriques

Si l’université s’adosse à ses enseignants pour sa raison d’être, il est fondamental de prendre soin de cette composante vitale et de s’atteler à constamment la valoriser et lui permettre de s’épanouir. La grande tragédie de l’université algérienne est la mauvaise gestion de son potentiel humain.

A part un certain nombre qui ont une carrière lumineuse, la majorité, hélas, n’ont pu se «bootstrapper» et sont restés dans le minimum possible. Ils enseignent depuis des décennies, mais ne sont pas performants académiquement. Ni l’administration ni les différents conseils scientifiques n’ont su leur tracer un plan de carrière pour les faire progresser et sortir de leur état de tassement professionnel.

Ajoutons le cas de ces centaines d’enseignants recrutés trop vite et qui ne progressent pas dans leur carrière, certains jusqu’à une certaine époque restaient inscrits «à vie» au doctorat. Nombre d’entre eux ont d’ailleurs pris leur retraite en tant que maîtres-assistants ou moins, sans n’avoir jamais rédigé une seule publication scientifique ou encadré des étudiants.

De cette réalité découle une autre tare, la non-optimisation des effectifs enseignants. Prenons un exemple parmi d’autres, mon propre département de physique, avec ses quelque 150 enseignants, les deux tiers de rang magistral, dont la moitié avec le titre de professeur.

D’ailleurs, il a plus d’enseignants que d’étudiants de physique ! Pourtant cela n’empêche pas une bonne partie des étudiants de se sentir abandonnée.

L’enseignant trop souvent effectue sa charge horaire et déguerpit pour ne plus être revu souvent jusqu’à l’examen. Le gâchis de ressources humaines apparaît de manière criante quand on réalise qu’une bonne partie de la charge horaire de ces enseignants de rang magistral consiste en fait à assurer des TD et des TP, ce qui ne devrait jamais être le cas.

Or, ces quarante enseignants de rang de professeur devraient constituer une prodigieuse force de frappe, où idéalement, chacun devrait être un pôle où gravitent doctorants, jeunes chercheurs et vacataires. Il y a des départements de physique dans des «Colleges»(4) aux Etats- Unis qui tournent avec un seul professeur de physique et son équipe, et qui sont en charge de tous les modules de physique du «College».

En résumé, non seulement il n’y a pas de vie scientifique conséquente, mais en plus, l’enseignement se réduit à la portion congrue, avec en plus pas d’«heures de bureau» qui font pourtant partie de la charge d’enseignement des enseignants de rang magistral, ni même de tutorat qui, pourtant, est le point fort du système LMD.

Quant à nos bibliothèques, elles sont devenues des dépôts de vieux ouvrages et de revues scientifiques, dont l’abonnement s’est arrêté depuis des décennies.

Notons aussi qu’une université sans maîtres à penser, sans chercheurs émérites, sans modèle propre de recherche et sans traditions, est stérile académiquement et mérite difficilement d’être appelée comme telle.

Les conséquences incommensurables de la fuite des cerveaux

La fuite des cerveaux est évoquée, mais trop souvent comme une simple fatalité à mettre au chapitre pertes et profits, qui priverait quelque peu l’université algérienne d’une partie de son potentiel, se focalisant souvent sur son coût pour l’Etat. On parle de ces milliers d’Algériens brillants formés à l’étranger dans les années 1970, 80 et 90 pour ne plus jamais revenir.

Ajoutez à cela, comme une saignée perpétuelle, ces vagues de cadres et universitaires qui migrent vers des horizons plus rétributeurs et où leur compétence est mieux mise à profit. En fait, la perte qu’ils représentent pour l’université algérienne est incommensurable, car la compétence et la performance sont un multiplicateur de plus-value, quoique difficilement quantifiable.

Ces générations d’étudiants qui ont poursuivi leurs études à l’étranger et ne sont jamais revenus sont pour la plupart la crème de leurs promotions. Ils ont fait perdre à l’université algérienne son suc, sa substance vitale. La faiblesse endémique de notre université est en grande partie à imputer à cet écrémage.

Ceux qui se sont formés localement, ou même ceux qui sont revenus trop vite et qui opèrent dans des «man’s land scientifiques» que sont la plupart de nos départements hélas, ne peuvent être comparés à ceux qui sont devenus de véritables machines à publier et à inventer, parce qu’évoluant dans un environnement compétitif intense, qui leur a permis de décupler leurs capacités propres.

Citons comme simple exemple le cas d’un collègue qui enseignait à un moment donné dans une université algérienne en régime de «rendement minimal» et qui se trouve depuis deux décennies dans une université à l’étranger où il est à la fois chef de département, enseignant, responsable d’un centre de recherche, éditeur d’une revue scientifique, conseiller académique du recteur…

3- Les étudiants, le maillon faible

Les étudiants sont le deuxième terme du diptyque. C’est la raison d’être majeure de l’université : former des diplômés compétents à même de s’insérer sur le marché du travail et de poursuivre une carrière réussie.

Notons cette incongruité que facilement 80% des diplômés n’exerceront pas dans le domaine lié à leurs études, vu l’inadéquation tragique entre les profils de formation et le marché du travail, surtout pour les profits scientifiques.

Bien sûr, la qualité de la formation dépend directement de la compétence des enseignants qui, globalement parlant, laisse à désirer pour les raisons explicitées plus haut. Il n’est donc pas étonnant que la qualité des diplômes elle aussi laisse à désirer.

Mais précisons que quand bien même une bonne partie du corps enseignant n’a pas l’excellence désirée, il y en a par contre un nombre appréciable fortement doué, ce qui compense en partie la faiblesse générale. Puis il y a aussi une minorité d’étudiants qui s’en sortent très bien et qui, une fois ayant complété leurs études en Algérie, sont admis haut la main dans des programmes internationaux compétitifs.

Qui blâmer pour le bas niveau des étudiants en général. Les enseignants pointeront du doigt le niveau avec lequel les étudiants arrivent à l’université. Je blâmerais plutôt l’enseignant, sa mission est de motiver, combler ses lacunes et de former. Or, les enseignants se plaignent du niveau, mais font bien peu pour y remédier.

Ils auraient un programme à finir ! Bien sûr, l’administration avec certaines de ses pratiques déplorables et l’environnement général ou «système» est aussi pour quelque chose.

Source : https://www.elwatan.com/pages-hebdo/etudiant/un-difficile-etat-des-lieux-1re-partie-10-07-2019


Top 25% authors in Algeria, all publications years as of May 2020 

For Algeria, there are 42 authors affiliated with 11 institutions. All institutions in this region.

Rank W.Rank Author Score
1 [2] Mohamed Benbouziane

Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen, Tlemcen

2.15
2 [1] Mohamed Chikhi

Laboratoire des Applications Quantitatives en Sciences Économiques et Financières (LAQSEF), Université d'Ouargla, Ouargla

3.14
3 [5] Nacer-Eddine Hammouda

Centre de Recherche en Économie Appliqué pour le Développement (CREAD), Alger

4.21
4 [6] Moundir Lassassi

Centre de Recherche en Économie Appliqué pour le Développement (CREAD), Alger

4.22
5 [3] Ali Bendob

Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen, Tlemcen
Institut des Sciences Économiques, Commercials et des Sciences de Gestion, Centre Universitaire Belhadj Bouchaib, Ain Témouchent

5.57
6 [4] Kamel Malik Bensafta

Laboratoire d'Économie d'Orléans (LEO), Faculté de droit, d'économie et de gestion, Université d'Orléans, Orléans, France

6.47
7 [9] Samir Baha-Eddine Maliki

Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen, Tlemcen

6.79
8 [10] Rafik Bouklia-Hassane

7.11
9 [12] Brahim Haddad

8.25
10 [8] Benzarour Choukri

Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, Université d'Alger, Alger

8.5

We do our best, but we cannot exclude errors.

Source : https://ideas.repec.org/top/top.algeria.html#authors


Economic Institutions : Top Countries and States, as of May 2020

The rankings

Rank Country or State Score
1 United Kingdom 1.57
2 Massachusetts (United States) 1.79
3 California (United States) 3.39
4 Germany 3.83
5 France 5.96
6 District of Columbia (United States) 6.29
7 New York (United States) 6.33
8 Italy 7.69
9 Illinois (United States) 8.23
10 Canada 9.32
11 Spain 11.41
12 Australia 12.36
13 Netherlands 12.76
14 Switzerland 13.97
15 Pennsylvania (United States) 14.79
16 Sweden 18.4
17 New Jersey (United States) 18.71
18 Connecticut (United States) 19.3
19 Belgium 19.69
20 Michigan (United States) 21.52
21 Japan 21.76
22 Texas (United States) 22.53
23 China 25.72
24 North Carolina (United States) 26.86
25 Missouri (United States) 27.89
26 Maryland (United States) 28.72
27 Virginia (United States) 30.35
28 Israel 30.37
29 Norway 30.6
30 Austria 31.07
31 Minnesota (United States) 32.58
32 Denmark 33.56
33 Indiana (United States) 34.1
34 Georgia (United States) 34.5
35 Wisconsin (United States) 36.35
36 Portugal 36.83
37 Ohio (United States) 37.86
38 Rhode Island (United States) 40.39
39 New Hampshire (United States) 42.13
40 Ireland 42.44
41 New Zealand 43.94
42 Brazil 44.09
43 Greece 45.27
44 Florida (United States) 45.3
45 Turkey 46.22
46 India 46.67
47 Arizona (United States) 47.66
48 Russia 48.43
49 Singapore 48.85
50 Colombia 49.06
51 Chile 49.33
52 Tennessee (United States) 50.02
53 South Korea 51.1
54 Colorado (United States) 53.38
55 Washington (United States) 54.05
56 Hong Kong 54.87
57 Finland 55.83
58 Poland 57.07
59 Romania 57.61
60 Argentina 57.94
61 Czech Republic 60.56
62 Taiwan 62.2
63 South Africa 63.44
64 Iowa (United States) 65.16
65 Utah (United States) 65.75
66 Hungary 67.56
67 Oregon (United States) 67.57
68 South Carolina (United States) 67.99
69 Mexico 68.27
70 Malaysia 68.3
71 United Arab Emirates 69.2
72 Luxembourg 69.32
73 Kentucky (United States) 69.36
74 Alabama (United States) 74.42
75 Peru 76.92
76 Louisiana (United States) 77.12
77 Pakistan 78.49
78 Kansas (United States) 79.56
79 Philippines 80.72
80 Cyprus 81.15
81 Oklahoma (United States) 83.72
82 Hawaii (United States) 83.84
83 Delaware (United States) 85.56
84 Wyoming (United States) 88
85 Thailand 88.28
86 Vermont (United States) 88.95
87 Indonesia 91.26
88 Tunisia 91.91
89 Nebraska (United States) 92.1
90 Maine (United States) 93.19
91 Egypt 93.27
92 West Virginia (United States) 94.52
93 Uruguay 95.37
94 New Mexico (United States) 96.65
95 Nevada (United States) 98.12
96 Slovenia 99.68
97 Arkansas (United States) 99.88
98 Mississippi (United States) 101.02
99 Nigeria 101.95
100 Lebanon 103.45
101 Saudi Arabia 104.65
102 Bulgaria 105.85
103 Viet Nam 106.08
104 Bangladesh 106.35
105 Estonia 107.03
106 Slovakia 108
107 Ghana 108.68
108 North Dakota (United States) 112.4
109 Côte d'Ivoire 114.23
110 Iceland 115.12
111 Montana (United States) 116.13
112 Croatia 116.49
113 Costa Rica 116.51
114 Latvia 117.24
115 Cameroun 117.44
116 Alaska (United States) 117.84
117 Venezuela 118.54
118 Morocco 120.07
119 Iran 121.07
120 Lithuania 121.58
121 Ukraine 122.6
122 Qatar 126.52
123 Bolivia 127.48
124 Réunion 127.5
125 Northern Cyprus 128.14
126 Sri Lanka 129.4
127 Macao 130.58
128 Idaho (United States) 130.67
129 Kazakhstan 131.1
130 Barbados 132.19
131 Ecuador 133.22
132 Ethiopia 133.99
133 Kenya 134.74
134 North Macedonia 137.47
135 Mongolia 138.03
136 Kuwait 139.08
137 Azerbaijan 144.88
138 Fiji 144.89
139 Zambia 145.03
140 Georgia 145.8
141 Uzbekistan 149.49
142 Brunei 149.91
143 Bahrain 150.82
144 Serbia 151.19
144 Uganda 151.19
146 Aruba 151.74
147 Malta 151.76
148 South Dakota (United States) 151.95
149 Congo (Dem. Rep.) 152.58
150 Jamaica 152.96
151 Oman 155.16
152 Algeria 158.35
153 Albania 159.86
154 French Polynesia 160.17
155 Nepal 161.09
156 Aland 161.97
157 Tanzania 162.6
158 Guatemala 163.45
158 Sudan 163.45
160 Mozambique 165.12
161 Liechtenstein 165.5
162 Bosnia and Herzegovina 167.12
163 Martinique 170.1
164 Senegal 170.26
165 Palestinian Authority 171.11
166 Dominican Republic 172.66
167 Burkina Faso 173.82
168 Malawi 174.22
169 Trinidad and Tobago 174.95
170 Bermuda 175.45
171 Greenland 176.26
172 Cambodia 176.8
173 Monaco 177.18
174 Jordan 177.76
175 Belarus 178.26
176 Armenia 179.65
177 Rwanda 180.38
178 Papua New Guinea 185.01
179 Afghanistan 185.22
180 Puerto Rico 186.38
181 Guadeloupe 188.85
182 Botswana 189.03
183 Kosovo 189.25
184 Kyrgyzstan 189.37
185 Sierra Leone 189.57
185 Burundi 189.57
187 Mauritius 191.38
188 New Caledonia 191.77
189 Moldova 192.61
190 Haïti 193.35
191 Montenegro 195.28
192 Lesotho 195.33
193 Togo 196.34
194 Nicaragua 197.74
195 Swaziland 199.27
196 Zimbabwe 199.79
197 Libya 200.56
198 Benin 203.59
199 Niger 204.75
200 Paraguay 204.77
201 Central African Republic 205.89
202 Somalia 207.87
203 San Marino 209.16
204 Madagascar 209.22
205 Iraq 210.06
206 El Salvador 211.21
207 Laos 211.65
208 Guinea-Bissau 212.31
209 Cuba 213.21
210 Guyana 214.8
211 Djibouti 215.27
212 Syria 215.5
213 Tchad 215.53
214 Mali 215.57
215 Suriname 215.6
216 Gambia 216.21
217 Namibia 217.05
218 Comoros 218.34

The data presented here is experimental. It is based on a limited sample of the research output in Economics and Finance. Only material catalogued in RePEc is considered. For any citation based criterion, only works that could be parsed by the CitEc project are considered. For any ranking of people, only those registered with the RePEc Author Service can be taken into account. And for rankings of institutions, only those listed in EDIRC and claimed as affiliation by the respective, registered authors can be measured. Thus, this list is by no means based on a complete sample. You can help making this more comprehensive by encouraging more publications to be listed (instructions) and more authors to register (form). For more details on the various rankings that are available as well for documentation, follow this link.
Credits:

We do our best, but we cannot exclude errors.

Source : https://ideas.repec.org/top/top.country.all.html


الجزائر - أشرف الوزير الأول، عبد العزيز جراد، اليوم الثلاثاء بالجزائر العاصمة، على تنصيب البروفيسور محمد الطاهر عبادلية، رئيسا للمجلس الوطني للبحث العلمي والتكنولوجيات.

وقد جرت مراسم التنصيب بمقر وزارة التعليم العالي والبحث العلمي بحضور عدد من أعضاء الحكومة وإطارات القطاع.

وفي كلمة له بالمناسبة، أكد السيد جراد أن تنصيب رئيس المجلس يعتبر "لحظة مشهودة"، لأن الأمر يتعلق -كما قال- ب"أداة هامة لترقية البحث العلمي والمساعدة على صنع القرار ودعم الاقتصاد الوطني".

وشدد الوزير الأول على أن المجلس الوطني للبحث العلمي والتكنولوجيات "يجب أن يصبح فاعلا أساسيا لتحديد السياسة الوطنية للبحث العلمي".

بدوره، ثمن وزير التعليم العالي والبحث العلمي، شمس الدين شيتور، إنشاء هذا المجلس الذي سيكون --مثلما قال-- "لبنة جديدة في تعزيز دور العلم والبحث في الجزائر".

من جهته، أعرب البروفيسور عبادلية عن استعداد هذه الهيئة، فور استكمال تركيبتها البشرية، في "العمل بأقصى طاقاتها لتكون في مستوى رهانات وتحديات البحث العلمي والتكنولوجي في الجزائر".

للإشارة، تقلد البروفيسور عبادلية عدة مناصب في قطاع التعليم العالي، حيث شغل منصب الأمين العام للوزارة وترأس عدة مؤسسات جامعية على غرار جامعات البليدة، بومرداس والبويرة.

يذكر أن المجلس الذي صدر نصه التنظيمي بالجريدة الرسمية في نهاية الشهر المنصرم، يعد هيئة تحت وصاية الوزير الأول تتمتع بالشخصية المعنوية والاستقلال المالي والإداري وتضم 45 عضوا يتم تعيينهم من قبل رئيس الجمهورية، كما يعين رئيس المجلس بموجب مرسوم رئاسي.

ويكلف المجلس بتحديد التوجهات الكبرى للسياسة الوطنية للبحث العلمي والتطوير التكنولوجي وبإبداء آراء وتوصيات، لاسيما في الخيارات الكبرى للبحث العلمي والتطوير التكنولوجي.

ومن مهام المجلس تقييم السياسة الوطنية للبحث العلمي والتطوير التكنولوجي ونتائجها وكذا إعداد آليات التقييم ومتابعة تنفيذها وترقية الإبداع العلمي والتقني في الوسط الجامعي وادماجه في التنمية الاجتماعية والاقتصادية، مع الحفاظ على القدرات العلمية والتقنية الوطنية وتثمينها وتعزيزها ودعم البحث العلمي والتطوير التكنولوجي للسياسات العمومية، بالإضافة إلى تنسيق نشاطات البحث ما بين القطاعات.

ويدلي المجلس برأيه في كل مسألة تتعلق بتحديد السياسة الوطنية للبحث العلمي والتطوير التكنولوجي وتنفيذها وتقييمها، بالإضافة إلى تثمين نتائج نشاطات البحث العلمي والتطوير التكنولوجي التي يعرضها عليه رئيس الجمهورية والحكومة والهيئات العمومية.

آخر تعديل على الثلاثاء, 28 نيسان/أبريل 2020 14:45

http://www.aps.dz/ar/sante-science-technologie/86615-2020-04-28-10-32-37


site web d'enseignement de l’informatique - le 07/04/2020 @ 22:45 par djoudi

J'ai fini à mettre en place un site web d'enseignement de l’informatique à accès libre et gratuit. Il constitue le résultat d'une expérience de presque 30 ans d'enseignement à l'université. Les étudiants en informatique trouveront sans doute ce qui les intéresse surtout en cette période de confinement.

Le site est sans publicité et ne nécessite même pas l'ouverture d'un compte. Il est accessible à l'adresse : http://cours.djoudi.online.fr/  avec un forum, tchat, etc.

D’autres cours vont être ajoutés ces jours-ci.

Mahieddine DJOUDI

السلام عليكم

انتهيت بفضل الله تعالى من إنشاء موقع إلكتروني مجاني لتدريس الإعلام الآلي. إنها نتيجة حوالي 30 عاما من الخبرة في التدريس في الجامعة. لا شك أن طلاب الإعلام الآلي يجدون ما يثير اهتمامهم خاصة خلال هذه الفترة من الحجر الصحي.

الموقع خالي من الإعلانات ولا يتطلب حتى فتح حساب. يمكن الوصول إليه على العنوان التالي : http://cours.djoudi.online.fr/ وسيتم إضافة دروس أخرى هذه الأيام.

محي الدين جودي

اللهم اجعلها صدقة جارية عني وعن امي وابي وجميع أفراد عائلتي الصغيرة والكبيرة. آميـــــــــن


Which countries have the worst (and best) cybersecurity?

SOURCE : https://www.comparitech.com/fr/blog/vpn-privacy/cybersecurity-by-country/

PAUL BISCHOFF TECH WRITER, PRIVACY ADVOCATE AND VPN EXPERT

@pabischoff UPDATED: March 3, 2020

With so much of our personal data stored online, cybersecurity is of the utmost importance.

So just where in the world are you cyber safe, if anywhere?

Last year, our study looked at 60 countries and found huge differences in a number of categories, from malware rates to cybersecurity-related legislation. In fact, not one country was “top of the class” across the board. All of the countries we analyzed needed some significant improvements.

So have things improved or are they getting worse?

We ranked these 60 countries from the least cyber safe to the most cyber safe based on seven criteria:

  • The percentage of mobile devices infected with malware
  • The percentage of computers infected with malware
  • The number of financial malware attacks
  • The percentage of all telnet attacks by originating country
  • The percentage of users attacked by cryptominers
  • The best-prepared countries for cyber attacks
  • The countries with the most up-to-date cybersecurity legislation

We found most countries’ scores improved since last year. But due to greater cybersecurity efforts from the majority of countries, this means some of the best-performers from last year have dropped down the rankings. This includes the US, which has dropped from the fifth most cyber-secure country to the 17th.

We added 16 new countries to the study thanks to more data becoming available. This means countries are now ranked from one to 76 with one being the least cyber-secure country and 76 being the most cyber-secure country.

Which is the least cyber-secure country in the world?

According to our study, Algeria is still the least cyber-secure country in the world despite its score improving slightly. With no new legislation (as was the same with all countries), it is still the country with the poorest legislation (only one piece of legislation — concerning privacy — is in place). It also scored poorly for computer malware infection rates (19.75%) and its preparation for cyberattacks (0.262). Nevertheless, only its score for lack of preparation that worsened over the last year (and its score for legislation which couldn’t get any worse). In all of the other categories, attacks declined, as was the common trend for most countries.

Other high-ranking countries were Tajikistan, Turkmenistan, Syria, and Iran, which took over from last year’s Indonesia, Vietnam, Tanzania, and Uzbekistan.

The highest-scoring countries per category were:

  • Highest percentage of mobile malware infections – Iran – 52.68% of users
  • Highest number of financial malware attacks – Belarus – 2.9% of users
  • Highest percent of computer malware infections – Tunisia – 23.26% of users
  • Highest percentage of telnet attacks (by originating country) – China – 13.78%
  • Highest percentage of attacks by cryptominers – Tajikistan – 7.9% of users
  • Least prepared for cyber attacks – Turkmenistan – 0.115
  • Worst up-to-date legislation for cybersecurity – Algeria – 1 key category covered

Apart from Algeria, China was the only country that stayed at the top of one of these lists – all of the other countries are new since last year.

Which is the most cyber-secure country in the world?

Our findings revealed Denmark to be the most cyber-secure country in the world, taking over from Japan, which dropped four places to the fifth most cyber-secure country. Last year’s fourth most cyber-secure country, Denmark, scored incredibly low across the majority of categories, only scoring a little higher in the legislation category due to it not having specific laws that cover content and cybercrime.

Other top-performing countries included Sweden, Germany, Ireland, and Japan. France, Canada, and the United States were all pushed out of the top five most cyber-secure countries and into ninth, sixth, and 17th place, respectively.

Sweden’s score improved across all categories except for telnet attacks, but this was only due to a very slight increase from 0.45% to 0.49% and its legislation (which remained the same). Sweden was also the best-scoring country for financial malware attacks with only 0.1% of users affected.

Germany’s score improved dramatically due to a huge decline in financial malware attacks, dropping from 3% of users to 0.5%. Ireland’s score came from improvements in all categories, bar telnet attacks (where there was a minimal increase from 0.06% to 0.07%), and a significant improvement in preparation for cyberattacks (up to 0.784 from 0.675).

Japan’s poorer score came from an increase in mobile ransomware (from 1.34% to 1.97%), an increase in computer ransomware (from 8.3% to 9.17%), and telnet attacks from the country (while these reduced from 1.23% to 1.06%, this was still a higher figure than quite a few other countries). Its score for preparation for cyberattacks and cryptominer attacks did improve, however.

France fell out of the top 5 best countries due to a high rate of computers being infected with malware (over 15%). While Canada’s overall score improved, its position declined due to better scores from other countries. Canada also scored quite high for computer malware infection rates (10.24%). And the United States’ score declined significantly due to high computer malware infection rates (9.07%) and a high number of telnet attacks coming from the country (4.71%).

The lowest-scoring countries per category were:

  • Lowest percentage of mobile malware infections – Finland – 0.87% of users
  • Lowest number of financial malware attacks – Denmark, Ireland, and Sweden – 0.1% of users
  • Lowest percent of computer malware infections – Denmark – 3.15% of users
  • Lowest percentage of telnet attacks (by originating country) – Turkmenistan – 0%
  • Lowest percentage of attacks by cryptominers – Japan – 0.17% of users
  • Best prepared for cyber attacks – United Kingdom – 0.931 score
  • Most up-to-date legislation for cybersecurity – France, China, Russia, and Germany – all seven categories covered
Rank 2019 Rank 2020 Country Score 2019 Score 2020 % of Mobiles Infected with Malware Financial Malware Attacks (% of Users) % of Computers Infected with Malware % of Telnet Attacks by Originating Country (IoT) % of Attacks by Cryptominers Best Prepared for Cyberattacks Most Up-to-Date Legislation
1 1 Algeria 55.75 48.99 26.47 0.5 19.75 0.07 1.27 0.262 1
- 1 Tajikistan - 48.54 2.62 1.4 8.12 0.01 7.90 0.263 2
- 3 Turkmenistan - 48.39 4.89 1.1 5.84 0 7.79 0.115 2
- 4 Syria - 44.51 10.15 1.2 13.99 0.01 1.36 0.237 1
9 5 Iran 43.29 43.48 52.68 0.8 7.21 3.31 1.43 0.641 2
8 6 Belarus 45.09 41.64 2.10 2.9 13.34 0.05 2.35 0.578 3
6 7 Bangladesh 47.21 40.36 30.94 0.8 16.46 0.38 1.91 0.525 3.5
7 8 Pakistan 47.10 40.33 28.13 0.8 9.96 0.37 2.41 0.407 2.5
5 9 Uzbekistan 50.50 39.41 4.14 2.1 10.5 0.02 4.99 0.666 3
4 10 Tanzania 51.00 38.72 21.96 0.6 9.41 0.03 4.35 0.642 1.5
14 11 Sri Lanka 39.59 38.37 16.21 0.5 11.87 0.02 4.62 0.466 3
20 12 Egypt 38.03 36.40 19.44 0.8 11.39 10.89 1.18 0.842 4
30 13 Brazil 33.57 36.31 10.53 0.4 11.40 8.56 1.07 0.577 3
3 14 Vietnam 52.44 35.83 5.70 0.5 11.97 3.44 3.72 0.693 2
- 15 Bosnia & Herzegovina - 35.43 5.68 0.7 10.63 0.08 0.72 0.204 2
27 16 Tunisia 35.54 35.07 2.40 0.5 23.26 0.32 1.01 0.536 3
12 17 Peru 41.25 34.38 11.17 0.6 12.32 0.19 2.05 0.401 3
15 18 India 39.30 33.82 28.75 0.4 11.74 3.41 1.75 0.719 3.5
18 19 Ecuador 38.29 33.56 15.38 0.3 9.00 0.25 1.44 0.367 2
11 20 Nigeria 42.54 31.97 22.46 0.5 10.04 0.08 1.35 0.65 2
2 21 Indonesia 54.89 31.33 23.38 0.9 12.47 1.57 1.76 0.776 4
25 22 Morocco 36.47 30.60 13.70 0.6 13.35 0.13 0.82 0.429 4
13 23 China 40.80 28.90 4.73 1.2 9.65 13.78 0.99 0.828 7
16 24 Greece 39.06 28.71 2.03 0.4 14.59 3.43 0.69 0.527 4
- 25 Kyrgyzstan - 28.37 1.95 0.6 10.01 0.03 1.05 0.254 4
- 26 Kazakhstan - 28.16 4.08 0.9 9.22 0.22 3.66 0.778 3
17 27 Romania 39.02 27.50 5.04 0.3 11.78 0.77 0.25 0.568 2
22 28 South Korea 37.16 27.11 3.30 1.9 7.89 2.06 0.83 0.873 3
24 29 Philippines 36.79 26.87 14.79 0.5 13.71 0.12 0.81 0.643 4
19 30 Azerbaijan 38.20 26.57 3.80 0.8 12.74 0.03 1.98 0.653 4
28 31 South Africa 34.39 25.83 8.28 0.4 8.50 0.5 0.79 0.652 2
- 32 Oman - 25.74 18.07 0.3 11.82 0.04 0.59 0.868 2
- 33 Jordan - 25.55 16.60 0.6 9.09 0.66 0.84 0.556 4.5
42 34 Mexico 27.17 25.22 14.91 0.6 10.14 0.93 0.41 0.629 4
- 35 Chile - 25.02 11.99 0.3 9.34 0.37 0.68 0.47 4
32 36 Saudi Arabia 32.99 24.78 20.05 0.3 13.30 0.12 0.57 0.881 3
- 37 Serbia - 24.75 4.11 0.4 14.36 0.27 1.2 0.643 4
10 38 Ukraine 42.58 24.73 1.72 0.4 9.07 1.75 1.63 0.661 3
37 39 Argentina 28.11 24.59 13.11 0.5 10.34 1.73 0.56 0.407 6
39 40 Colombia 27.69 23.68 14.23 0.3 8.66 0.59 0.66 0.565 4
23 41 United Arab Emirates 36.88 23.31 9.18 0.6 13.64 0.26 0.95 0.807 4
21 42 Bulgaria 37.86 22.54 1.54 0.5 13.88 0.35 0.99 0.721 4
34 43 Thailand 32.42 21.87 2.35 0.4 10.33 0.95 1.23 0.796 3
31 44 Latvia 33.05 21.86 2.08 0.6 12.41 0.11 1.22 0.748 4
29 45 Kenya 34.16 21.69 16.22 0.4 11.24 0.16 1.28 0.748 5
36 46 Italy 28.31 21.62 5.01 0.5 12.47 2.3 0.52 0.837 4
26 47 Slovakia 35.57 21.48 3.00 0.3 11.11 0.12 0.73 0.729 3
- 48 Moldova - 20.74 1.90 0.3 13.11 0.42 1.5 0.662 5
35 49 Malaysia 31.79 19.94 18.84 0.5 11.98 0.54 0.54 0.893 5
- 50 Switzerland - 18.87 2.62 0.3 7.21 0.04 0.19 0.788 2
40 51 Poland 27.36 18.65 3.16 0.4 11.39 0.72 0.56 0.815 4
- 52 Lithuania - 18.51 2.21 0.6 12.50 0.07 0.89 0.908 4
48 53 Belgium 21.03 18.06 3.81 0.2 10.02 0.17 0.23 0.814 3
38 54 Russia 28.02 17.84 2.18 1 8.76 4.35 1.65 0.836 7
46 55 Spain 24.12 17.09 4.15 0.3 11.09 0.91 0.62 0.896 4
33 56 Portugal 32.79 16.91 4.36 0.2 12.79 0.11 0.54 0.758 5
45 57 Austria 25.76 16.63 3.01 0.3 8.13 0.05 0.21 0.826 3
- 58 Estonia - 16.05 1.59 0.4 13.20 0.01 1.23 0.905 5
49 59 Czech Republic 20.37 16.03 1.60 0.2 4.88 0.21 0.38 0.569 4
56 60 United States 12.20 15.85 8.18 0.3 9.07 4.71 0.21 0.926 5.5
51 61 Singapore 15.13 15.29 9.97 0.5 6.67 0.18 0.35 0.898 4
50 62 Australia 16.34 13.95 4.86 0.3 11.08 0.5 0.28 0.890 5
47 63 Turkey 23.20 13.26 2.06 0.4 7.17 3.47 0.82 0.853 6
- 64 Norway - 12.75 2.04 0.2 7.80 0.17 0.5 0.892 4
41 65 Hungary 27.30 12.63 3.46 0.2 11.49 0.31 0.55 0.812 6
43 66 Croatia 27.09 11.60 2.34 0.2 7.83 0.1 0.66 0.840 5
52 67 Netherlands 15.00 10.82 2.89 0.2 3.78 0.4 0.68 0.885 4
59 68 France 10.58 10.78 3.54 0.2 15.09 0.75 0.2 0.918 7
53 69 United Kingdom 14.15 10.64 3.35 0.2 7.69 1.23 0.27 0.931 5
- 70 Finland - 10.34 0.87 0.2 7.53 0.03 0.5 0.856 5
58 71 Canada 11.19 10.12 3.93 0.2 10.24 0.45 0.28 0.892 6
60 72 Japan 8.81 9.46 1.97 0.2 9.17 1.06 0.17 0.880 6
55 73 Ireland 13.41 9.40 4.34 0.1 4.51 0.07 0.21 0.784 5
44 74 Germany 26.48 9.39 4.01 0.5 9.29 0.61 0.2 0.849 7
54 75 Sweden 13.78 8.40 1.73 0.1 4.03 0.49 0.25 0.810 5
57 76 Denmark 12.04 6.72 2.57 0.1 3.15 0.05 0.2 0.852 5

What’s changed over the last year?

Please note: the 16 new countries added this year (Bosnia & Herzegovina, Chile, Estonia, Finland, Jordan, Kazakhstan, Kyrgyzstan, Lithuania, Moldova, Norway, Oman, Serbia, Switzerland, Syria, Tajikistan, and Turkmenistan) aren’t included in the above chart due to their omission in 2019.

As we can see from the above chart, most countries’ scores have improved from last year – some more than others. Indonesia’s score improves dramatically, going from 54.89 last year to 31.33 this year, with quite a few European countries also noticing significant improvements, too (e.g. Ukraine, Germany, Portugal, Bulgaria, and Croatia).

Only the United States, Brazil, Japan, France, Iran, and Singapore who have worse scores than the previous year. While there is only a slight difference in all cases, as we have seen with the US, it is enough to contribute to quite a drop in rankings due to the improvements from many other countries.

What can we take away from these findings?

It is encouraging to see that most countries have improved overall. No country dominates every category, so every country still has room for improvement. Whether they need to strengthen cybersecurity legislation or users need better protection on their computers and smartphones, there’s still a long way to go.

Plus, as the landscape of cybersecurity constantly changes (cryptominers are growing in prevalence, for example), countries need to try and get one step ahead of cybercriminals.

Our methodology: how did we find the countries with the worst cybersecurity?

We considered seven criteria, each of which had equal weight in our overall score. These were:

  • The percentage of mobiles infected with malware – software designed to gain unauthorized access to, destroy, or disrupt a device’s system
  • The percentage of computers infected with malware – software designed to gain unauthorized access to, destroy, or disrupt a computer’s system
  • The number of financial malware attacks – malicious programs created to steal a user’s money from the bank account on their computer system
  • The percentage of all telnet attacks by originating country (based on the number of unique IP addresses of devices used in the attacks) – a technique used by cybercriminals to get people to download a variety of malware types
  • The percentage of users attacked by cryptominers – software that’s developed to take over a user’s computer and use its resources to mine currency (without the user’s permission)
  • The best-prepared countries for cyberattacks
  • The countries with the most up-to-date legislation

Apart from the latter two, all of the scores were based on the percentage of users attacked during Q3 of 2019. The best-prepared countries for cyberattacks were scored using the Global Cybersecurity Index (GCI) scores. The most up-to-date legislation was scored based on existing legislation (and drafts) that covered seven categories (national strategy, military, content, privacy, critical infrastructure, commerce, and crime). Countries received a point for having legislation in a category or half a point for a draft.

For each criterion, the country was given a point based on where it ranked between the highest-ranking and lowest-ranking countries. Countries with the least cyber-secure scores were given 100 points, while countries with the most cyber-secure scores were allocated zero points. All of the countries in between these two scores received a score on a percentile basis, depending on where they ranked.

The total score was achieved by averaging each country’s score across the seven categories.

All of the data used to create this ranking system is the latest available, and we have only included countries where we could cover all of the data points.

Sources:

https://securelist.com/it-threat-evolution-q3-2019-statistics/95269/

https://www.itu.int/dms_pub/itu-d/opb/str/D-STR-GCI.01-2018-PDF-E.pdf

https://csis-prod.s3.amazonaws.com/s3fs-public/Cyber_Regulation_Index.pdf?4tIe15nR2.LSc8dh9ztuvwpohH1t4dHF