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ALQIES : Qualité en enseignement supérieur en Algerie


Système Qualité en enseignement supérieur en Algerie


Université de Béjaïa se maintient dans le classement THE Impact Rankings - par djoudi le 05/11/2020 @ 12:07 

Université Abderahmane Mira de Béjaïa :

L’UAMB se maintient dans le classement THE Impact Rankings

L’université Abderahmane Mira de Béjaïa (UAMB) se maintient dans le classement mondial des universités Impact Rankings 2021 qu’établit annuellement l’institution britannique, basée à Londres, Times Higher Education (THE). Dans le classement qui vient d’être publié sur le site de THE, l’UAMB garde son classement de première université algérienne dans deux spécialités.

Le classement, qui se fait en effet «by subject», par sujet (ou spécialité), est ventilé sur onze domaines de recherche que sont les Arts et sciences humaines, Affaires et économie, informatique, Clinique et santé, Éducation, Ingénierie et technologie, Loi, Sciences de la vie, Sciences physiques, Psychologie, et Sciences sociales. L’UAMB occupe la première classe parmi les universités algériennes dans deux domaines relevant des sciences exactes : l’«Engineering and Technology», et «Physical Sciences».

En Ingénierie et technologie, elle est classée au 511e rang sur 1 149 universités dans le monde, soit le meilleur classement des universités algériennes. Elle se met derrière une université espagnole (University of the Basque Country) et juste devant des universités turque (Bogaziçi University), italienne (University of Brescia), américaine (University of California) et sud africaine de Cape Town.

Il y a lieu de relever la domination des universités américaines dans ce classement où trônent la Harvard et la Stanford universities, entre lesquelles se place la britannique University of Oxford. La première université française n’apparaît qu’à la 93e. La King Abdulaziz University de l’Arabie Saoudite est l’université arabe la mieux classée dans cette spécialité (134e) où Aswan University Egypt vient à la 302e place, soit la meilleure des universités africaines.

D’autres établissements universitaires égyptiens suivent mais bien derrière, par exemple, la Qatar University (142). Dans ce classement «by subject», l’université de Béjaïa, bien qu’elle se positionne au milieu du tableau, se distingue toutefois par le fait qu’elle est la première, à l’échelle nationale, à pointer dans l’Impact Rankings et qu’elle le fait pour la troisième année de suite.

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Elle réalise le même maintien, et pour la deuxième année consécutive, concernant le domaine des sciences physiques où elle a réussi à garder son «titre» de première université algérienne dans ce classement mondial, même si sa position est bien loin du milieu du tableau. Elle occupe la 821e place, entre la Beijing University of Technology de Chine qui la devance et Belarusian State University de Biélorussie qu’elle devance.

L’université de Biskra n’est cependant loin que de quatre points (825e), talonnée par celle de Blida 1 (826e). À ce niveau aussi, faut-il noter encore une fois, la suprématie des universités américaines qui occupent seules le top cinq, l’institut de technologie de la Californie s’étant adjugé la palme.

L’Egypte arrive à faire figure, là aussi, du premier pays africain dont l’université est la mieux classée, bien que ce soit à la 310e place, tandis que la même université Saoudite (King Abdulaziz University) s’impose, une nouvelle fois, comme la meilleure parmi les universités arabes dans la recherche en sciences physiques (135e).

Le classement mondial de Times Higher Education, lancé en 2004, se base essentiellement sur la mission de recherche. Mais, en tout ce sont 13 indicateurs de performance qui président à l’évaluation des universités dont l’enseignement, le transfert de connaissances et les perspectives internationales. Les données en rapport avec, par exemple, la proportion d’étudiants internationaux, le ratio personnel-étudiant et la répartition par sexe des étudiants, sont également récoltées pour accompagner ce classement.

Les établissements participants, dont le nombre a augmenté d’une centaine, sont évalués selon des indicateurs qui ont été «recalibrés» dans ce nouveau classement pour mettre en valeur un certain nombre de disciplines dans le domaine des sciences exactes à savoir mathématiques et statistiques, physique et astronomie, chimie, géologie, sciences de l’environnement et sciences de la terre et de la mer.

Source : EL Watan 01/11/2020

https://www.elwatan.com/regions/kabylie/bejaia/universite-abderahmane-mira-de-bejaia-luamb-se-maintient-dans-le-classement-the-impact-rankings-01-11-2020

Université de Béjaïa se maintient dans le classement THE Impact Rankings - par djoudi le 05/11/2020 @ 12:07 

Université Abderahmane Mira de Béjaïa :

L’UAMB se maintient dans le classement THE Impact Rankings

L’université Abderahmane Mira de Béjaïa (UAMB) se maintient dans le classement mondial des universités Impact Rankings 2021 qu’établit annuellement l’institution britannique, basée à Londres, Times Higher Education (THE). Dans le classement qui vient d’être publié sur le site de THE, l’UAMB garde son classement de première université algérienne dans deux spécialités.

Le classement, qui se fait en effet «by subject», par sujet (ou spécialité), est ventilé sur onze domaines de recherche que sont les Arts et sciences humaines, Affaires et économie, informatique, Clinique et santé, Éducation, Ingénierie et technologie, Loi, Sciences de la vie, Sciences physiques, Psychologie, et Sciences sociales. L’UAMB occupe la première classe parmi les universités algériennes dans deux domaines relevant des sciences exactes : l’«Engineering and Technology», et «Physical Sciences».

En Ingénierie et technologie, elle est classée au 511e rang sur 1 149 universités dans le monde, soit le meilleur classement des universités algériennes. Elle se met derrière une université espagnole (University of the Basque Country) et juste devant des universités turque (Bogaziçi University), italienne (University of Brescia), américaine (University of California) et sud africaine de Cape Town.

Il y a lieu de relever la domination des universités américaines dans ce classement où trônent la Harvard et la Stanford universities, entre lesquelles se place la britannique University of Oxford. La première université française n’apparaît qu’à la 93e. La King Abdulaziz University de l’Arabie Saoudite est l’université arabe la mieux classée dans cette spécialité (134e) où Aswan University Egypt vient à la 302e place, soit la meilleure des universités africaines.

D’autres établissements universitaires égyptiens suivent mais bien derrière, par exemple, la Qatar University (142). Dans ce classement «by subject», l’université de Béjaïa, bien qu’elle se positionne au milieu du tableau, se distingue toutefois par le fait qu’elle est la première, à l’échelle nationale, à pointer dans l’Impact Rankings et qu’elle le fait pour la troisième année de suite.

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Elle réalise le même maintien, et pour la deuxième année consécutive, concernant le domaine des sciences physiques où elle a réussi à garder son «titre» de première université algérienne dans ce classement mondial, même si sa position est bien loin du milieu du tableau. Elle occupe la 821e place, entre la Beijing University of Technology de Chine qui la devance et Belarusian State University de Biélorussie qu’elle devance.

L’université de Biskra n’est cependant loin que de quatre points (825e), talonnée par celle de Blida 1 (826e). À ce niveau aussi, faut-il noter encore une fois, la suprématie des universités américaines qui occupent seules le top cinq, l’institut de technologie de la Californie s’étant adjugé la palme.

L’Egypte arrive à faire figure, là aussi, du premier pays africain dont l’université est la mieux classée, bien que ce soit à la 310e place, tandis que la même université Saoudite (King Abdulaziz University) s’impose, une nouvelle fois, comme la meilleure parmi les universités arabes dans la recherche en sciences physiques (135e).

Le classement mondial de Times Higher Education, lancé en 2004, se base essentiellement sur la mission de recherche. Mais, en tout ce sont 13 indicateurs de performance qui président à l’évaluation des universités dont l’enseignement, le transfert de connaissances et les perspectives internationales. Les données en rapport avec, par exemple, la proportion d’étudiants internationaux, le ratio personnel-étudiant et la répartition par sexe des étudiants, sont également récoltées pour accompagner ce classement.

Les établissements participants, dont le nombre a augmenté d’une centaine, sont évalués selon des indicateurs qui ont été «recalibrés» dans ce nouveau classement pour mettre en valeur un certain nombre de disciplines dans le domaine des sciences exactes à savoir mathématiques et statistiques, physique et astronomie, chimie, géologie, sciences de l’environnement et sciences de la terre et de la mer.

Source : EL Watan 01/11/2020

https://www.elwatan.com/regions/kabylie/bejaia/universite-abderahmane-mira-de-bejaia-luamb-se-maintient-dans-le-classement-the-impact-rankings-01-11-2020

(05/11/2020 @ 12:07)

Listes des revues A, B et prédatrices - par djoudi le 29/10/2020 @ 20:30 

Nous mettons à la disposition de la communauté scientifique nationale des listes de la DGRSDT des revues scientifiques de catégorie A et B, ainsi que, des listes des revues prédatrices et éditeurs prédateurs pour l’édition 2020 Chaque liste dans un fichier pdf séparé pour faciliter le téléchargement.

La publication dans une revue de catégorie A ou B et qui est prédatrice ou éditée par un éditeur prédateur ou qui publie exclusivement les proceedings des conférences n’est pas acceptée pour soutenance de doctorat ou d’habilitation universitaire.

نضع تحت تصرف المجتمع العلمي قوائم DGRSDT للمجلات العلمية من صنفي (أ) و(ب) بالإضافة إلى قوائم المجلات (المفترسة) الانتهازية والمحررين (المفترسين) الانتهازيين لطبعة 2020. كل قائمة في ملف pdf منفصل لتسهيل التنزيل.

لا يتم قبول النشر في مجلة الفئة (أ) أو (ب) المفترسة أو المحررة من قبل ناشر مفترس أو الذي ينشر وقائع المؤتمر حصريًا لمناقشة أطروحة الدكتوراه أو التأهيل الجامعي.

Listes des revues A, B et prédatrices - par djoudi le 29/10/2020 @ 20:30 

Nous mettons à la disposition de la communauté scientifique nationale des listes de la DGRSDT des revues scientifiques de catégorie A et B, ainsi que, des listes des revues prédatrices et éditeurs prédateurs pour l’édition 2020 Chaque liste dans un fichier pdf séparé pour faciliter le téléchargement.

La publication dans une revue de catégorie A ou B et qui est prédatrice ou éditée par un éditeur prédateur ou qui publie exclusivement les proceedings des conférences n’est pas acceptée pour soutenance de doctorat ou d’habilitation universitaire.

نضع تحت تصرف المجتمع العلمي قوائم DGRSDT للمجلات العلمية من صنفي (أ) و(ب) بالإضافة إلى قوائم المجلات (المفترسة) الانتهازية والمحررين (المفترسين) الانتهازيين لطبعة 2020. كل قائمة في ملف pdf منفصل لتسهيل التنزيل.

لا يتم قبول النشر في مجلة الفئة (أ) أو (ب) المفترسة أو المحررة من قبل ناشر مفترس أو الذي ينشر وقائع المؤتمر حصريًا لمناقشة أطروحة الدكتوراه أو التأهيل الجامعي.

(29/10/2020 @ 20:30)

L’université de Sétif première en Algérie pour la deuxième année consécutive - par djoudi le 28/09/2020 @ 22:22 

L’université de Sétif première en Algérie pour la deuxième année consécutive

Par  Nacerdine BENKHAREF 

L’université Ferhat Abbas (Sétif 1) s’est classée première à l’échelle nationale pour la deuxième fois consécutive, selon le classement THE World Université Ranking, publié début septembre.

Le classement en question concerne les universités de moins de cinquante ans. Il repose sur deux critères essentiels, en l’occurrence le nombre de publications, mais également la qualité de ces dernières.

Ainsi, l’université Ferhat Abbas a fini sur le podium, suivie de l’université Oran 1 et l’université Blida 1. « C’est une progression », s’est réjoui Abdelkrim Benyaiche, recteur de l’université, dans une déclaration à La Patrie News.

Plus en détails, une partie des 4700 publications techniques et scientifiques de l’université Sétif a été citée 57 756 fois pour un indice H = 77 (indice de Hirsch ou h-index en anglais).

« Nos chercheurs ont été cités par des chercheurs chinois, américains et européens ainsi que dans nombreux pays émergents comme la Corée du sud, la Turquie, l’Iran et le Brésil », précise-t-il.

Grâce à cette performance, l’université Ferhat Abbas a dépassé celles de Lyon (France), Portsmouth (Royaume-Uni) et Lisbonne (Portugal). « Une enseignante à la faculté de médecine a été citée 30 000 fois pour un indice H = 17 », indique M. Benyaiche.

Optimiste pour l’avenir, le recteur de l’université Sétif 1 veut conserver la place de leader national. « Nous sommes très fiers de nos chercheurs », se félicite-il.

Nacereddine Benkharef 

L’université de Sétif première en Algérie pour la deuxième année consécutive - par djoudi le 28/09/2020 @ 22:22 

L’université de Sétif première en Algérie pour la deuxième année consécutive

Par  Nacerdine BENKHAREF 

L’université Ferhat Abbas (Sétif 1) s’est classée première à l’échelle nationale pour la deuxième fois consécutive, selon le classement THE World Université Ranking, publié début septembre.

Le classement en question concerne les universités de moins de cinquante ans. Il repose sur deux critères essentiels, en l’occurrence le nombre de publications, mais également la qualité de ces dernières.

Ainsi, l’université Ferhat Abbas a fini sur le podium, suivie de l’université Oran 1 et l’université Blida 1. « C’est une progression », s’est réjoui Abdelkrim Benyaiche, recteur de l’université, dans une déclaration à La Patrie News.

Plus en détails, une partie des 4700 publications techniques et scientifiques de l’université Sétif a été citée 57 756 fois pour un indice H = 77 (indice de Hirsch ou h-index en anglais).

« Nos chercheurs ont été cités par des chercheurs chinois, américains et européens ainsi que dans nombreux pays émergents comme la Corée du sud, la Turquie, l’Iran et le Brésil », précise-t-il.

Grâce à cette performance, l’université Ferhat Abbas a dépassé celles de Lyon (France), Portsmouth (Royaume-Uni) et Lisbonne (Portugal). « Une enseignante à la faculté de médecine a été citée 30 000 fois pour un indice H = 17 », indique M. Benyaiche.

Optimiste pour l’avenir, le recteur de l’université Sétif 1 veut conserver la place de leader national. « Nous sommes très fiers de nos chercheurs », se félicite-il.

Nacereddine Benkharef 

(28/09/2020 @ 22:22)

Hydroxychloroquine et trottinettes : le canular qui dénonce les revues "prédatrices" - par djoudi le 27/08/2020 @ 19:19 

Une étude, complètement fausse et loufoque et qui fait intervenir un certain "Didier Lembrouille", vise à démontrer la légèreté de la relecture de certaines revues.

C'est un canular qui dénonce le manque de relecture dans la publication d'articles scientifiques. Des médecins et chercheurs sont parvenus à faire publier dans la revue scientifique Asian Journal of Medicine and Health (AJMH) un article démontrant l'efficacité de l'hydroxychloroquine pour prévenir les accidents de trottinette.  

Cet article, qui utilisé des noms farfelus, comme Didier Lembrouille rattaché au département de "Médecine nucléaire compliante de SFR" sur l'île de Guyane, ou de Sylvano Trottinetta, du collectif "Laissons les vendeurs de trottinette prescrire", a été mis en ligne samedi et retiré dimanche. 

Les expérimentations se tenaient à "Montcuq"

Considérant que cette publication manque de sérieux, un groupe de médecins et de chercheurs, décident de monter cette fausse étude et de la soumettre à ce journal. "Tout doit être ridicule, du titre aux références, en passant par la moindre phrase de l'article. Si nous réussissons à publier un tel article, nous aurons répondu à notre question initiale : est-ce que cette revue publie n'importe quoi ?", expliquait l'un des conspirateurs, Michaël Rochoy, dans un making-of mis en ligne ce week-end. 

Une première version de l'étude est envoyée, sous pseudo et six jours plus tard, après avoir réglé les 85 dollars (77 euros) exigés, l'équipe apprend que la "relecture" de leur article va débuter. Les "revewers", c'est-à-dire les relecteurs scientifiques émettent des corrections mineures à apporter. Il est notamment demandé aux signataires d'être "plus précis" concernant le lieu de l'une des expérimentations. Michaël Rochoy lui répond : "Pardon, c'est à Montcuq (région Occitanie), France".

L'article est finalement accepté le 12 août et mis en ligne samedi matin. Dans ses conclusions, l'étude estime que, "la combinaison HCQ + AZT (Hydroxychloroquine et Azithromicine) devrait être utilisée en urgence en prévention des AT (accident de trottinettes) partout dans le monde." "Il est urgent de prescrire de l'hydroxychloroquine à tous les usagers de trottinette. Est-ce que nous pouvons publier quoi que ce soit tout de suite? Je crois que la question, elle est vite répondue", écrivent les auteurs, en clin d'oeil à une phrase d'une vidéo devenue virale.  

L'AJMH a finalement pris la décision ce dimanche de retirer l'étude de son site, après avoir constaté la supercherie, "à la suite d'une grave fraude scientifique". Une version PDF à télécharger, en anglais et en français est disponible en ligne.

Source : L'express.fr  - publié le , mis à jour à 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/etude-loufoque-sur-l-hydroxychloroquine-et-les-trottinettes-un-canular-contre-les-revues-predatrices_2133044.html

Hydroxychloroquine et trottinettes : le canular qui dénonce les revues "prédatrices" - par djoudi le 27/08/2020 @ 19:19 

Une étude, complètement fausse et loufoque et qui fait intervenir un certain "Didier Lembrouille", vise à démontrer la légèreté de la relecture de certaines revues.

C'est un canular qui dénonce le manque de relecture dans la publication d'articles scientifiques. Des médecins et chercheurs sont parvenus à faire publier dans la revue scientifique Asian Journal of Medicine and Health (AJMH) un article démontrant l'efficacité de l'hydroxychloroquine pour prévenir les accidents de trottinette.  

Cet article, qui utilisé des noms farfelus, comme Didier Lembrouille rattaché au département de "Médecine nucléaire compliante de SFR" sur l'île de Guyane, ou de Sylvano Trottinetta, du collectif "Laissons les vendeurs de trottinette prescrire", a été mis en ligne samedi et retiré dimanche. 

Les expérimentations se tenaient à "Montcuq"

Considérant que cette publication manque de sérieux, un groupe de médecins et de chercheurs, décident de monter cette fausse étude et de la soumettre à ce journal. "Tout doit être ridicule, du titre aux références, en passant par la moindre phrase de l'article. Si nous réussissons à publier un tel article, nous aurons répondu à notre question initiale : est-ce que cette revue publie n'importe quoi ?", expliquait l'un des conspirateurs, Michaël Rochoy, dans un making-of mis en ligne ce week-end. 

Une première version de l'étude est envoyée, sous pseudo et six jours plus tard, après avoir réglé les 85 dollars (77 euros) exigés, l'équipe apprend que la "relecture" de leur article va débuter. Les "revewers", c'est-à-dire les relecteurs scientifiques émettent des corrections mineures à apporter. Il est notamment demandé aux signataires d'être "plus précis" concernant le lieu de l'une des expérimentations. Michaël Rochoy lui répond : "Pardon, c'est à Montcuq (région Occitanie), France".

L'article est finalement accepté le 12 août et mis en ligne samedi matin. Dans ses conclusions, l'étude estime que, "la combinaison HCQ + AZT (Hydroxychloroquine et Azithromicine) devrait être utilisée en urgence en prévention des AT (accident de trottinettes) partout dans le monde." "Il est urgent de prescrire de l'hydroxychloroquine à tous les usagers de trottinette. Est-ce que nous pouvons publier quoi que ce soit tout de suite? Je crois que la question, elle est vite répondue", écrivent les auteurs, en clin d'oeil à une phrase d'une vidéo devenue virale.  

L'AJMH a finalement pris la décision ce dimanche de retirer l'étude de son site, après avoir constaté la supercherie, "à la suite d'une grave fraude scientifique". Une version PDF à télécharger, en anglais et en français est disponible en ligne.

Source : L'express.fr  - publié le , mis à jour à 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/etude-loufoque-sur-l-hydroxychloroquine-et-les-trottinettes-un-canular-contre-les-revues-predatrices_2133044.html

(27/08/2020 @ 19:19)

Meilleures universités au monde : L’Algérie absente du classement - par djoudi le 17/08/2020 @ 19:01 

Meilleures universités au monde : L’Algérie absente du classement

Par Khelifa Litamine -

Le fameux classement de Shanghai pour 2020, qui sélectionne les meilleures universités dans le monde a démontré encore une fois cette année la suprématie des universités américaines et anglaises dans le monde universitaire, mais il a aussi fait émerger plusieurs universités françaises et même une université tunisienne.

L’université américaine de Harvard continue sa domination dans le classement en gardant sa première place,  des universités du monde-2020, suivie de l’Université américaine de Standford. La troisième place a été attribuée à l’Université britannique de Cambridge affirme le classement du cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy rendu public vendredi.

Dans la région du Maghreb, y a qu’une seule université de Tunisie qui a réussi à se hisser parmi les meilleures universités du monde en arrivant dans la catégorie des 901 et 1000 places. «L’inclusion de l’Université de Tunis El-Manar dans le classement des mille meilleures universités dans le monde, constitue une reconnaissance de la réussite de l’Université à s’ouvrir à la communauté académique internationale, en mettant l’accent sur la qualité de la recherche scientifique », a indiqué  à la TAP, Fathi Slaouti, Président de l’Université de Tunis El-Manar.

Il a fait savoir que depuis 2011, l’université s’est engagée dans l’accompagnement du reste des universités tunisiennes pour l’entrée dans les classements internationaux des universités.

Mais aucune université algérienne n’a réussi a décrocher une place dans la liste des 1000 établissements universitaires. Toutefois, l’Afrique de Sud arrive en tête en Afrique avec neuf universités dans le classement, suivie de l’Egypte avec  cinq universités.

La France a réussi pour la première fois a figurer avec quatre universités dans le top 100, grâce à l’université Paris Saclay, surtout qui s’est hissé à la 14 eme place.

Source : https://www.algerie-eco.com/2020/08/16/meilleures-universites-au-monde-lalgerie-absente-du-classement/

Meilleures universités au monde : L’Algérie absente du classement - par djoudi le 17/08/2020 @ 19:01 

Meilleures universités au monde : L’Algérie absente du classement

Par Khelifa Litamine -

Le fameux classement de Shanghai pour 2020, qui sélectionne les meilleures universités dans le monde a démontré encore une fois cette année la suprématie des universités américaines et anglaises dans le monde universitaire, mais il a aussi fait émerger plusieurs universités françaises et même une université tunisienne.

L’université américaine de Harvard continue sa domination dans le classement en gardant sa première place,  des universités du monde-2020, suivie de l’Université américaine de Standford. La troisième place a été attribuée à l’Université britannique de Cambridge affirme le classement du cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy rendu public vendredi.

Dans la région du Maghreb, y a qu’une seule université de Tunisie qui a réussi à se hisser parmi les meilleures universités du monde en arrivant dans la catégorie des 901 et 1000 places. «L’inclusion de l’Université de Tunis El-Manar dans le classement des mille meilleures universités dans le monde, constitue une reconnaissance de la réussite de l’Université à s’ouvrir à la communauté académique internationale, en mettant l’accent sur la qualité de la recherche scientifique », a indiqué  à la TAP, Fathi Slaouti, Président de l’Université de Tunis El-Manar.

Il a fait savoir que depuis 2011, l’université s’est engagée dans l’accompagnement du reste des universités tunisiennes pour l’entrée dans les classements internationaux des universités.

Mais aucune université algérienne n’a réussi a décrocher une place dans la liste des 1000 établissements universitaires. Toutefois, l’Afrique de Sud arrive en tête en Afrique avec neuf universités dans le classement, suivie de l’Egypte avec  cinq universités.

La France a réussi pour la première fois a figurer avec quatre universités dans le top 100, grâce à l’université Paris Saclay, surtout qui s’est hissé à la 14 eme place.

Source : https://www.algerie-eco.com/2020/08/16/meilleures-universites-au-monde-lalgerie-absente-du-classement/

(17/08/2020 @ 19:01)

Le numérique éducatif à l'heure du COVID19 - par djoudi le 15/08/2020 @ 20:30 

Samedi 22 août 2020 

Live en visioconférence de 21h00 à 23h00 heure algérienne

Le numérique éducatif à l'heure du COVID19

M. Mahieddine DJOUDI

Poitiers, France

Inscription
Français:    http://saweb.dzportal.net/index.php/619232?lang=fr 
Anglais:      http://saweb.dzportal.net/index.php/619232?lang=en
Arabe:        http://saweb.dzportal.net/index.php/619232?lang=ar

AVU2020_0822_Mahieddine_Djoudi.jpg

Le numérique éducatif à l'heure du COVID19 - par djoudi le 15/08/2020 @ 20:30 

Samedi 22 août 2020 

Live en visioconférence de 21h00 à 23h00 heure algérienne

Le numérique éducatif à l'heure du COVID19

M. Mahieddine DJOUDI

Poitiers, France

Inscription
Français:    http://saweb.dzportal.net/index.php/619232?lang=fr 
Anglais:      http://saweb.dzportal.net/index.php/619232?lang=en
Arabe:        http://saweb.dzportal.net/index.php/619232?lang=ar

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(15/08/2020 @ 20:30)

L’université algérienne est-elle en Déliquescence ? Partie 2 - par djoudi le 17/06/2020 @ 15:31 

L’Université algérienne est-elle en Déliquescence ? Un difficile état des lieux (2e partie et fin)

Abordons les relations enseignants-étudiants si promptes à conflit, avec les étudiants percevant certains de leurs enseignants comme des monstres de susceptibilité et prêts à se venger. Ceci est largement inexact. Mais évoquons une pratique abusive chez nous que sont ces notes abyssalement basses décernées à des classes entières d’étudiants, surtout en tronc commun.

On a l’habitude d’évaluer la performance des étudiants par des notes. Je vais ici inverser le processus et noter les enseignants par le taux de réussite dans les matières qu’ils enseignent (taux d’échec élevé : incapacité de l’enseignant à accomplir sa mission). Voici une très personnelle grille de lecture des performances des enseignants :

– 70% de réussite : l’enseignant peut mieux faire

– 50% de réussite : l’enseignant est un échec

– 25% de réussite : l’enseignant est un échec absolu

– 00% de réussite (ou zéro collectif) : l’enseignant est une catastrophe et un danger public : le larguer d’urgence.

Quand est-ce qu’une université devient-elle nationale ?

Abordons le clivant problème de la langue d’enseignement des sciences à l’Université. Comment comprendre que presque soixante ans après l’indépendance, la question linguistique est devenue inextricable avec une division schizophrénique entre l’éducation nationale et l’université(1) et une rupture brutale entre le secondaire et le supérieur et son taux d’échec phénoménal en première année. Plus fondamentalement, comment une université peut-elle être nationale quand elle n’enseigne pas dans sa langue nationale ?

Pire encore, non seulement l’université algérienne n’a pas parachevé son projet national et notamment en faisant la jonction avec l’enseignement des paliers précédents, mais elle est devenue tributaire d’une langue en état d’obsolescence pour les sciences.

Mes collègues ont vécu dans leur chair cette dépendance handicapante à la langue française qui ne leur permettait pas de participer à des conférences internationales si ce n’est qu’avec un modeste poster, et ce au vu de leur incapacité de s’exprimer et de communiquer en anglais. Pourtant la communauté scientifique française à tranché depuis belle lurette et à toutes les conférences scientifiques exclusivement en anglais, de même que toutes ses revues scientifiques, même celles de leur prestigieuse Académie des sciences. Notons un fait vite oublié est que l’arabisation des filières du premier cycle universitaire était arrivée en voie d’être parachevée.

Le regretté Djilali Liabès dressait l’état des lieux en fin 1991(2) : «Je crois qu’il faut parler le langage de la vérité. L’arabisation de la 1re année de S & T est prise en charge depuis trois ans. J’ai visité des universités ou le tronc commun est entièrement arabisé. L’USTO songe à arabiser la 3e année et les spécialités. Les universités de l’Est enseignent en langue arabe depuis 3 à 4 ans. L’effort doit donc porter sur les universités qui n’ont pas intégralement arabisé la première année…»

Mentionnons aussi que, contrairement à l’arabisation des différents paliers d’enseignement qui s’est faite à la fin des années 1960 et durant les années 1970 en recourant à la coopération technique et un corps de coopérants assez hétéroclite venant de pays arabes, cette arabisation était le fait de cadres nationaux et donc bien moins «traumatisante».

En fait, l’arabisation des sciences aurait pu être vue comme une opération technique à même de réconcilier les Algériens avec leur langue et d’améliorer la cohésion nationale comme l’ont fait tous les autres pays au monde, au lieu d’antagoniser et de polariser la situation linguistique sur des considérations idéologiques.

En résumé, une université nationale est celle qui a une authenticité et un génie propre qui lui permet d’être au diapason avec les préoccupations et ambitions de la nation. Elle doit être capable de mobiliser la communauté des chercheurs autour de buts nationaux et pour cela, elle a besoin d’une cohésion et d’un esprit de corps sans faille.

Malheureusement, hormis au niveau des slogans, l’université algérienne ne s’est jamais insérée dans un projet véritablement national et à part quelques zones brillantes, elle a largement échoué à se mettre au service tant du développement économique que de la société.

Ainsi, notre industrie est totalement déconnectée de l’université et dépend largement de l’expertise étrangère et de projets clés en main. En fait, l’université est trop souvent un simple palier ou des foules d’étudiants passent un certain nombre d’années avant de se jeter dans la vie active, ou souvent fonder un foyer diplôme en main.

Quelles réformes pour l’université algérienne ?

Quelles recommandations pourrais-je apporter, riche de quelque 30 années comme enseignant, mais pauvre d’autant d’années de non-proximité avec sa gestion, n’ayant jamais exercé de charge administrative ni syndicale ni autres ? Je commencerai par un interlude, puis je proposerai quelques pistes.

La malédiction des postes de responsabilité

Pourquoi trop de nos responsables sont-ils hautains et méprisants ? Parce qu’ils se sont tant et si bien incrustés à leurs fonctions qu’ils sont devenus intouchables. Même le meilleur des gestionnaires mis dans une situation d’autorité et d’inamovibilité va vite dériver vers l’autoritarisme. Des clans vont se constituer et des situations de dépendance mutuelle, de services réciproques et de renvoi d’ascenseur vont s’établir.

Rester à son poste va aussi être pour certains le meilleur moyen de ne pas se faire rattraper par des casseroles qu’ils traînent et qui éclateraient au grand jour si d’autres occupaient leurs postes. Or, une bonne gestion implique une mobilité de personnes aux postes de responsabilité.

Ainsi, on voudrait voir des enseignants devenir administrateurs, pour ensuite revenir, après un certain nombre d’années, à leurs postes d’origine, pas un recyclage de responsables entre facultés, vice-directions et directions. Un administrateur ne devrait jamais être un métier pour un universitaire, et une situation où un recteur le devient à vie est une aberration. Pourquoi cette règle de bon sens et de bonne gouvernance appliquée partout dans le monde ne l’est pas chez nous ?

Autonomie de l’Université et transparence de la gestion

La clé du succès des instituts de recherche de par le monde réside en leur mode de gestion autonome qui leur permet de prendre rapidement des décisions. Embaucher des spécialistes est une nécessité vitale pour rester à la pointe de l’innovation. Or, notre capacité à embaucher est quasiment nulle, et quand bien même aurions-nous des candidats, la Fonction publique est là avec ses critères sociaux absurdes.

Avec la libération de l’emploi, vient la libération des salaires, car personne ne viendrait exercer pour un salaire de misère, même pas les Algériens de la diaspora les mieux disposés. Seule l’autonomie pourrait permettre de proposer des salaires «hors grille».

Avec l’autonomie vient la transparence de la gestion. L’autonomie ne veut pas dire dépenser comme on veut, ou laisser le pouvoir de décision à des roitelets de recteurs installés à vie, mais implique une gestion rigoureuse avec un suivi d’enfer de la part de commissions avec audits sans complaisance.

Je me permets de narrer ici ma propre expérience ou responsable de l’Ecole doctorale d’astrophysique, je n’ai jamais pu savoir le budget qui y était alloué par le ministère en ce qui nécessitait l’autorisation préalable du recteur. A la question de savoir comment une opération particulière était compatible avec le budget alloué, la réponse du comptable fusa dans toute son absurdité : «Faites une demande chiffrée et on vous informera».

Les fonds des Ecoles doctorales sont une sorte de super cagnotte à consommer en fin d’exercice fiscal, sans contrôle, pour des projets de collègues dans leurs bonnes grâces. Ces budgets sont à consommer dans leur intégralité, car tout budget non consommé subira à l’avenir une coupe brutale de la tutelle. Cette gestion impériale, centralisée et opaque fait perdre à notre pays des sommes faramineuses.

Pôles d’excellence, éclipse de l’administration et conflit inter-générationnel

Notre université, malgré ses problèmes et son manque de compétitivité globale, a su développer des pôles d’excellence dans différents domaines qu’il s’agirait d’encourager et de faire fructifier.

Il s’agirait aussi de mettre à la tête de nos départements et de nos Labos ceux qui ont des idées et surtout favoriser les plus jeunes. Je ne peux que citer ici ce qu’avait déclaré le fameux physicien nucléaire Amos de-Shalit et ancien directeur de la Weizmann Institute of Science en Israël, lorsqu’il fut interrogé par un expert de l’ONU sur leur politique scientifique : «Nous avons une stratégie très simple pour le développement de la science. Un scientifique qui produit a toujours raison et plus il est jeune, plus il a raison.»

Dans la même veine, il est impératif de placer l’enseignant chercheur au cœur de l’entreprise de production du savoir et d’éloigner le plus possible l’administration du processus de décision, les concernés étant toujours en meilleure position pour prendre les décisions optimales concernant leurs activités. Citant de nouveau Amos
de-Shalit : 
«Un projet scientifique dynamique doit être géré par des scientifiques en activité et non par des bureaucrates ou des scientifiques qui ont pu être actifs dans le passé, mais qui se sont depuis ossifiés.»

En quête d’un souffle nouveau

L’Université algérienne, au-delà de toutes les zones d’ombre et points forts, a besoin d’un souffle nouveau. Or l’état d’abattement de beaucoup d’enseignants et l’atmosphère délétère qui y règne ne permettent pas d’envisager cela.

Seuls un État responsable basé sur un consensus fort, un contrat de confiance avec la communauté universitaire, et un projet de société bien mûri seraient à même d’insuffler à cette université cet élan vital pour entreprendre des réformes radicales et douloureuses nécessaires pour sa survie, et à même de faire jonction avec les institutions performantes de par le monde.

Elle possède pour cela des ressources humaines de haut niveau présents tant sur son sol qu’au niveau de la diaspora que peu de pays dans la région ne disposent, mais qu’une politique de navigation à vue n’a su mobiliser.

Source : https://www.elwatan.com/pages-hebdo/etudiant/un-difficile-etat-des-lieux-2e-partie-et-fin-17-07-2019

L’université algérienne est-elle en Déliquescence ? Partie 2 - par djoudi le 17/06/2020 @ 15:31 

L’Université algérienne est-elle en Déliquescence ? Un difficile état des lieux (2e partie et fin)

Abordons les relations enseignants-étudiants si promptes à conflit, avec les étudiants percevant certains de leurs enseignants comme des monstres de susceptibilité et prêts à se venger. Ceci est largement inexact. Mais évoquons une pratique abusive chez nous que sont ces notes abyssalement basses décernées à des classes entières d’étudiants, surtout en tronc commun.

On a l’habitude d’évaluer la performance des étudiants par des notes. Je vais ici inverser le processus et noter les enseignants par le taux de réussite dans les matières qu’ils enseignent (taux d’échec élevé : incapacité de l’enseignant à accomplir sa mission). Voici une très personnelle grille de lecture des performances des enseignants :

– 70% de réussite : l’enseignant peut mieux faire

– 50% de réussite : l’enseignant est un échec

– 25% de réussite : l’enseignant est un échec absolu

– 00% de réussite (ou zéro collectif) : l’enseignant est une catastrophe et un danger public : le larguer d’urgence.

Quand est-ce qu’une université devient-elle nationale ?

Abordons le clivant problème de la langue d’enseignement des sciences à l’Université. Comment comprendre que presque soixante ans après l’indépendance, la question linguistique est devenue inextricable avec une division schizophrénique entre l’éducation nationale et l’université(1) et une rupture brutale entre le secondaire et le supérieur et son taux d’échec phénoménal en première année. Plus fondamentalement, comment une université peut-elle être nationale quand elle n’enseigne pas dans sa langue nationale ?

Pire encore, non seulement l’université algérienne n’a pas parachevé son projet national et notamment en faisant la jonction avec l’enseignement des paliers précédents, mais elle est devenue tributaire d’une langue en état d’obsolescence pour les sciences.

Mes collègues ont vécu dans leur chair cette dépendance handicapante à la langue française qui ne leur permettait pas de participer à des conférences internationales si ce n’est qu’avec un modeste poster, et ce au vu de leur incapacité de s’exprimer et de communiquer en anglais. Pourtant la communauté scientifique française à tranché depuis belle lurette et à toutes les conférences scientifiques exclusivement en anglais, de même que toutes ses revues scientifiques, même celles de leur prestigieuse Académie des sciences. Notons un fait vite oublié est que l’arabisation des filières du premier cycle universitaire était arrivée en voie d’être parachevée.

Le regretté Djilali Liabès dressait l’état des lieux en fin 1991(2) : «Je crois qu’il faut parler le langage de la vérité. L’arabisation de la 1re année de S & T est prise en charge depuis trois ans. J’ai visité des universités ou le tronc commun est entièrement arabisé. L’USTO songe à arabiser la 3e année et les spécialités. Les universités de l’Est enseignent en langue arabe depuis 3 à 4 ans. L’effort doit donc porter sur les universités qui n’ont pas intégralement arabisé la première année…»

Mentionnons aussi que, contrairement à l’arabisation des différents paliers d’enseignement qui s’est faite à la fin des années 1960 et durant les années 1970 en recourant à la coopération technique et un corps de coopérants assez hétéroclite venant de pays arabes, cette arabisation était le fait de cadres nationaux et donc bien moins «traumatisante».

En fait, l’arabisation des sciences aurait pu être vue comme une opération technique à même de réconcilier les Algériens avec leur langue et d’améliorer la cohésion nationale comme l’ont fait tous les autres pays au monde, au lieu d’antagoniser et de polariser la situation linguistique sur des considérations idéologiques.

En résumé, une université nationale est celle qui a une authenticité et un génie propre qui lui permet d’être au diapason avec les préoccupations et ambitions de la nation. Elle doit être capable de mobiliser la communauté des chercheurs autour de buts nationaux et pour cela, elle a besoin d’une cohésion et d’un esprit de corps sans faille.

Malheureusement, hormis au niveau des slogans, l’université algérienne ne s’est jamais insérée dans un projet véritablement national et à part quelques zones brillantes, elle a largement échoué à se mettre au service tant du développement économique que de la société.

Ainsi, notre industrie est totalement déconnectée de l’université et dépend largement de l’expertise étrangère et de projets clés en main. En fait, l’université est trop souvent un simple palier ou des foules d’étudiants passent un certain nombre d’années avant de se jeter dans la vie active, ou souvent fonder un foyer diplôme en main.

Quelles réformes pour l’université algérienne ?

Quelles recommandations pourrais-je apporter, riche de quelque 30 années comme enseignant, mais pauvre d’autant d’années de non-proximité avec sa gestion, n’ayant jamais exercé de charge administrative ni syndicale ni autres ? Je commencerai par un interlude, puis je proposerai quelques pistes.

La malédiction des postes de responsabilité

Pourquoi trop de nos responsables sont-ils hautains et méprisants ? Parce qu’ils se sont tant et si bien incrustés à leurs fonctions qu’ils sont devenus intouchables. Même le meilleur des gestionnaires mis dans une situation d’autorité et d’inamovibilité va vite dériver vers l’autoritarisme. Des clans vont se constituer et des situations de dépendance mutuelle, de services réciproques et de renvoi d’ascenseur vont s’établir.

Rester à son poste va aussi être pour certains le meilleur moyen de ne pas se faire rattraper par des casseroles qu’ils traînent et qui éclateraient au grand jour si d’autres occupaient leurs postes. Or, une bonne gestion implique une mobilité de personnes aux postes de responsabilité.

Ainsi, on voudrait voir des enseignants devenir administrateurs, pour ensuite revenir, après un certain nombre d’années, à leurs postes d’origine, pas un recyclage de responsables entre facultés, vice-directions et directions. Un administrateur ne devrait jamais être un métier pour un universitaire, et une situation où un recteur le devient à vie est une aberration. Pourquoi cette règle de bon sens et de bonne gouvernance appliquée partout dans le monde ne l’est pas chez nous ?

Autonomie de l’Université et transparence de la gestion

La clé du succès des instituts de recherche de par le monde réside en leur mode de gestion autonome qui leur permet de prendre rapidement des décisions. Embaucher des spécialistes est une nécessité vitale pour rester à la pointe de l’innovation. Or, notre capacité à embaucher est quasiment nulle, et quand bien même aurions-nous des candidats, la Fonction publique est là avec ses critères sociaux absurdes.

Avec la libération de l’emploi, vient la libération des salaires, car personne ne viendrait exercer pour un salaire de misère, même pas les Algériens de la diaspora les mieux disposés. Seule l’autonomie pourrait permettre de proposer des salaires «hors grille».

Avec l’autonomie vient la transparence de la gestion. L’autonomie ne veut pas dire dépenser comme on veut, ou laisser le pouvoir de décision à des roitelets de recteurs installés à vie, mais implique une gestion rigoureuse avec un suivi d’enfer de la part de commissions avec audits sans complaisance.

Je me permets de narrer ici ma propre expérience ou responsable de l’Ecole doctorale d’astrophysique, je n’ai jamais pu savoir le budget qui y était alloué par le ministère en ce qui nécessitait l’autorisation préalable du recteur. A la question de savoir comment une opération particulière était compatible avec le budget alloué, la réponse du comptable fusa dans toute son absurdité : «Faites une demande chiffrée et on vous informera».

Les fonds des Ecoles doctorales sont une sorte de super cagnotte à consommer en fin d’exercice fiscal, sans contrôle, pour des projets de collègues dans leurs bonnes grâces. Ces budgets sont à consommer dans leur intégralité, car tout budget non consommé subira à l’avenir une coupe brutale de la tutelle. Cette gestion impériale, centralisée et opaque fait perdre à notre pays des sommes faramineuses.

Pôles d’excellence, éclipse de l’administration et conflit inter-générationnel

Notre université, malgré ses problèmes et son manque de compétitivité globale, a su développer des pôles d’excellence dans différents domaines qu’il s’agirait d’encourager et de faire fructifier.

Il s’agirait aussi de mettre à la tête de nos départements et de nos Labos ceux qui ont des idées et surtout favoriser les plus jeunes. Je ne peux que citer ici ce qu’avait déclaré le fameux physicien nucléaire Amos de-Shalit et ancien directeur de la Weizmann Institute of Science en Israël, lorsqu’il fut interrogé par un expert de l’ONU sur leur politique scientifique : «Nous avons une stratégie très simple pour le développement de la science. Un scientifique qui produit a toujours raison et plus il est jeune, plus il a raison.»

Dans la même veine, il est impératif de placer l’enseignant chercheur au cœur de l’entreprise de production du savoir et d’éloigner le plus possible l’administration du processus de décision, les concernés étant toujours en meilleure position pour prendre les décisions optimales concernant leurs activités. Citant de nouveau Amos
de-Shalit : 
«Un projet scientifique dynamique doit être géré par des scientifiques en activité et non par des bureaucrates ou des scientifiques qui ont pu être actifs dans le passé, mais qui se sont depuis ossifiés.»

En quête d’un souffle nouveau

L’Université algérienne, au-delà de toutes les zones d’ombre et points forts, a besoin d’un souffle nouveau. Or l’état d’abattement de beaucoup d’enseignants et l’atmosphère délétère qui y règne ne permettent pas d’envisager cela.

Seuls un État responsable basé sur un consensus fort, un contrat de confiance avec la communauté universitaire, et un projet de société bien mûri seraient à même d’insuffler à cette université cet élan vital pour entreprendre des réformes radicales et douloureuses nécessaires pour sa survie, et à même de faire jonction avec les institutions performantes de par le monde.

Elle possède pour cela des ressources humaines de haut niveau présents tant sur son sol qu’au niveau de la diaspora que peu de pays dans la région ne disposent, mais qu’une politique de navigation à vue n’a su mobiliser.

Source : https://www.elwatan.com/pages-hebdo/etudiant/un-difficile-etat-des-lieux-2e-partie-et-fin-17-07-2019

(17/06/2020 @ 15:31)

L’université algérienne est-elle en Déliquescence ? Partie 1 - par djoudi le 17/06/2020 @ 15:27 

L’Université algérienne est-elle en Déliquescence ? Un difficile état des lieux (1re partie)

1. Evaluer l’université algérienne : une gageure

Il n’est nullement dans mon intention de tenter de dresser un bilan complet de l’université algérienne. Je reconnais même d’emblée être assez mal équipé pour pouvoir le faire.

D’ailleurs, un enseignant appartenant à cette université depuis plus de trois décades pourrait-il être un observateur impartial ? On pourrait alors me tacler sur la pertinence pour moi d’aborder le sujet ! Et bien, tout modestement, mon but pourrait être de déblayer le terrain en apportant une contribution critique et des pistes d’action…

En fait, ma réponse a été aiguisée par celle d’un collègue syndicaliste, qui en avait brossé un bilan des plus funestes(1), au point qu’on aurait pu s’étonner que cette université si égrotante n’ait pas déjà été enterrée, d’un côté.

D’un autre, les bilans présentés par les services concernés du MES, qui souvent se limitent à des statistiques, sont trop triomphalistes pour permettre une évaluation objective. En fait, ni rengaine anti-système ni bilan dithyrambique de bureaucrates zélés, ne sauraient se substituer à une analyse sereine et impartiale(2).

Je reconnais qu’un jugement comparatif des performances de notre université avec celles des autres universités de par le monde serait catastrophique au vu du nombre d’indicateurs dans le rouge chez nous, mais cela serait ô combien injuste.

J’assumerais que ses performances doivent être jugées à l’aune des missions qui lui ont été imparties, des contraintes auxquelles elle a fait face et aussi de sa résilience et de sa capacité à se réformer. Porter des jugements définitifs et à l’emporte-pièce sur sa perdition irrémédiable est inconvenant et ne mène à rien.

L’optimiste impénitent en moi, et au vu des ressources humaines et points forts que notre université recèle encore, pense que notre université peut sortir de sa médiocrité actuelle et rebondir pour devenir performante, si des mesures énergiques de redressement sont prises, malgré l’énorme passif qu’elle traîne comme un boulet.

Les deux missions de base de l’université sont la formation et la recherche. L’enseignant est au cœur de ces deux processus, tandis que l’étudiant est récepteur et marginalement participant.

Nous passerons tout d’abord en revue de manière critique chaque composante, avant de parler des pratiques qui fragilisent l’université algérienne, et de conclure par une série de recommandations. Nous commencerons, à tout seigneur tout honneur, par les enseignants.

2- Le corps enseignant, la cheville ouvrière de l’université

Enonçons d’emblée un fait assez évident, l’enseignant est le cœur vibrant de l’université et son âme. Contrairement à d’autres entreprises économiques ou industrielles, où le capital est les buildings ou les machines ou les investissements de manière générale, ici le capital est essentiellement l’humain.

C’est bien lui qui façonne le produit final qu’il forme, mal forme ou encore déforme. Au vu de ce prodigieux réservoir de compétences qu’il constitue, la stratégie de toute université qui se respecte serait donc en toute circonstance de mettre le corps enseignant en exergue et au cœur des missions de l’université.

Par contre, l’administration, omniprésente et souvent omnipotente, devrait s’effacer pour se mettre au service de la communauté universitaire et ne devrait pas s’accaparer la charge de représenter l’université dans les médias, ce qui amène à fausser l’image de l’université. Il est aussi manifeste que toute tentative de déstabiliser le corps enseignant en le brimant ou en le marginalisant est attentatoire au bon fonctionnement de l’université elle même3.

Des carrières mal gérées et des effectifs pléthoriques

Si l’université s’adosse à ses enseignants pour sa raison d’être, il est fondamental de prendre soin de cette composante vitale et de s’atteler à constamment la valoriser et lui permettre de s’épanouir. La grande tragédie de l’université algérienne est la mauvaise gestion de son potentiel humain.

A part un certain nombre qui ont une carrière lumineuse, la majorité, hélas, n’ont pu se «bootstrapper» et sont restés dans le minimum possible. Ils enseignent depuis des décennies, mais ne sont pas performants académiquement. Ni l’administration ni les différents conseils scientifiques n’ont su leur tracer un plan de carrière pour les faire progresser et sortir de leur état de tassement professionnel.

Ajoutons le cas de ces centaines d’enseignants recrutés trop vite et qui ne progressent pas dans leur carrière, certains jusqu’à une certaine époque restaient inscrits «à vie» au doctorat. Nombre d’entre eux ont d’ailleurs pris leur retraite en tant que maîtres-assistants ou moins, sans n’avoir jamais rédigé une seule publication scientifique ou encadré des étudiants.

De cette réalité découle une autre tare, la non-optimisation des effectifs enseignants. Prenons un exemple parmi d’autres, mon propre département de physique, avec ses quelque 150 enseignants, les deux tiers de rang magistral, dont la moitié avec le titre de professeur.

D’ailleurs, il a plus d’enseignants que d’étudiants de physique ! Pourtant cela n’empêche pas une bonne partie des étudiants de se sentir abandonnée.

L’enseignant trop souvent effectue sa charge horaire et déguerpit pour ne plus être revu souvent jusqu’à l’examen. Le gâchis de ressources humaines apparaît de manière criante quand on réalise qu’une bonne partie de la charge horaire de ces enseignants de rang magistral consiste en fait à assurer des TD et des TP, ce qui ne devrait jamais être le cas.

Or, ces quarante enseignants de rang de professeur devraient constituer une prodigieuse force de frappe, où idéalement, chacun devrait être un pôle où gravitent doctorants, jeunes chercheurs et vacataires. Il y a des départements de physique dans des «Colleges»(4) aux Etats- Unis qui tournent avec un seul professeur de physique et son équipe, et qui sont en charge de tous les modules de physique du «College».

En résumé, non seulement il n’y a pas de vie scientifique conséquente, mais en plus, l’enseignement se réduit à la portion congrue, avec en plus pas d’«heures de bureau» qui font pourtant partie de la charge d’enseignement des enseignants de rang magistral, ni même de tutorat qui, pourtant, est le point fort du système LMD.

Quant à nos bibliothèques, elles sont devenues des dépôts de vieux ouvrages et de revues scientifiques, dont l’abonnement s’est arrêté depuis des décennies.

Notons aussi qu’une université sans maîtres à penser, sans chercheurs émérites, sans modèle propre de recherche et sans traditions, est stérile académiquement et mérite difficilement d’être appelée comme telle.

Les conséquences incommensurables de la fuite des cerveaux

La fuite des cerveaux est évoquée, mais trop souvent comme une simple fatalité à mettre au chapitre pertes et profits, qui priverait quelque peu l’université algérienne d’une partie de son potentiel, se focalisant souvent sur son coût pour l’Etat. On parle de ces milliers d’Algériens brillants formés à l’étranger dans les années 1970, 80 et 90 pour ne plus jamais revenir.

Ajoutez à cela, comme une saignée perpétuelle, ces vagues de cadres et universitaires qui migrent vers des horizons plus rétributeurs et où leur compétence est mieux mise à profit. En fait, la perte qu’ils représentent pour l’université algérienne est incommensurable, car la compétence et la performance sont un multiplicateur de plus-value, quoique difficilement quantifiable.

Ces générations d’étudiants qui ont poursuivi leurs études à l’étranger et ne sont jamais revenus sont pour la plupart la crème de leurs promotions. Ils ont fait perdre à l’université algérienne son suc, sa substance vitale. La faiblesse endémique de notre université est en grande partie à imputer à cet écrémage.

Ceux qui se sont formés localement, ou même ceux qui sont revenus trop vite et qui opèrent dans des «man’s land scientifiques» que sont la plupart de nos départements hélas, ne peuvent être comparés à ceux qui sont devenus de véritables machines à publier et à inventer, parce qu’évoluant dans un environnement compétitif intense, qui leur a permis de décupler leurs capacités propres.

Citons comme simple exemple le cas d’un collègue qui enseignait à un moment donné dans une université algérienne en régime de «rendement minimal» et qui se trouve depuis deux décennies dans une université à l’étranger où il est à la fois chef de département, enseignant, responsable d’un centre de recherche, éditeur d’une revue scientifique, conseiller académique du recteur…

3- Les étudiants, le maillon faible

Les étudiants sont le deuxième terme du diptyque. C’est la raison d’être majeure de l’université : former des diplômés compétents à même de s’insérer sur le marché du travail et de poursuivre une carrière réussie.

Notons cette incongruité que facilement 80% des diplômés n’exerceront pas dans le domaine lié à leurs études, vu l’inadéquation tragique entre les profils de formation et le marché du travail, surtout pour les profits scientifiques.

Bien sûr, la qualité de la formation dépend directement de la compétence des enseignants qui, globalement parlant, laisse à désirer pour les raisons explicitées plus haut. Il n’est donc pas étonnant que la qualité des diplômes elle aussi laisse à désirer.

Mais précisons que quand bien même une bonne partie du corps enseignant n’a pas l’excellence désirée, il y en a par contre un nombre appréciable fortement doué, ce qui compense en partie la faiblesse générale. Puis il y a aussi une minorité d’étudiants qui s’en sortent très bien et qui, une fois ayant complété leurs études en Algérie, sont admis haut la main dans des programmes internationaux compétitifs.

Qui blâmer pour le bas niveau des étudiants en général. Les enseignants pointeront du doigt le niveau avec lequel les étudiants arrivent à l’université. Je blâmerais plutôt l’enseignant, sa mission est de motiver, combler ses lacunes et de former. Or, les enseignants se plaignent du niveau, mais font bien peu pour y remédier.

Ils auraient un programme à finir ! Bien sûr, l’administration avec certaines de ses pratiques déplorables et l’environnement général ou «système» est aussi pour quelque chose.

Source : https://www.elwatan.com/pages-hebdo/etudiant/un-difficile-etat-des-lieux-1re-partie-10-07-2019

L’université algérienne est-elle en Déliquescence ? Partie 1 - par djoudi le 17/06/2020 @ 15:27 

L’Université algérienne est-elle en Déliquescence ? Un difficile état des lieux (1re partie)

1. Evaluer l’université algérienne : une gageure

Il n’est nullement dans mon intention de tenter de dresser un bilan complet de l’université algérienne. Je reconnais même d’emblée être assez mal équipé pour pouvoir le faire.

D’ailleurs, un enseignant appartenant à cette université depuis plus de trois décades pourrait-il être un observateur impartial ? On pourrait alors me tacler sur la pertinence pour moi d’aborder le sujet ! Et bien, tout modestement, mon but pourrait être de déblayer le terrain en apportant une contribution critique et des pistes d’action…

En fait, ma réponse a été aiguisée par celle d’un collègue syndicaliste, qui en avait brossé un bilan des plus funestes(1), au point qu’on aurait pu s’étonner que cette université si égrotante n’ait pas déjà été enterrée, d’un côté.

D’un autre, les bilans présentés par les services concernés du MES, qui souvent se limitent à des statistiques, sont trop triomphalistes pour permettre une évaluation objective. En fait, ni rengaine anti-système ni bilan dithyrambique de bureaucrates zélés, ne sauraient se substituer à une analyse sereine et impartiale(2).

Je reconnais qu’un jugement comparatif des performances de notre université avec celles des autres universités de par le monde serait catastrophique au vu du nombre d’indicateurs dans le rouge chez nous, mais cela serait ô combien injuste.

J’assumerais que ses performances doivent être jugées à l’aune des missions qui lui ont été imparties, des contraintes auxquelles elle a fait face et aussi de sa résilience et de sa capacité à se réformer. Porter des jugements définitifs et à l’emporte-pièce sur sa perdition irrémédiable est inconvenant et ne mène à rien.

L’optimiste impénitent en moi, et au vu des ressources humaines et points forts que notre université recèle encore, pense que notre université peut sortir de sa médiocrité actuelle et rebondir pour devenir performante, si des mesures énergiques de redressement sont prises, malgré l’énorme passif qu’elle traîne comme un boulet.

Les deux missions de base de l’université sont la formation et la recherche. L’enseignant est au cœur de ces deux processus, tandis que l’étudiant est récepteur et marginalement participant.

Nous passerons tout d’abord en revue de manière critique chaque composante, avant de parler des pratiques qui fragilisent l’université algérienne, et de conclure par une série de recommandations. Nous commencerons, à tout seigneur tout honneur, par les enseignants.

2- Le corps enseignant, la cheville ouvrière de l’université

Enonçons d’emblée un fait assez évident, l’enseignant est le cœur vibrant de l’université et son âme. Contrairement à d’autres entreprises économiques ou industrielles, où le capital est les buildings ou les machines ou les investissements de manière générale, ici le capital est essentiellement l’humain.

C’est bien lui qui façonne le produit final qu’il forme, mal forme ou encore déforme. Au vu de ce prodigieux réservoir de compétences qu’il constitue, la stratégie de toute université qui se respecte serait donc en toute circonstance de mettre le corps enseignant en exergue et au cœur des missions de l’université.

Par contre, l’administration, omniprésente et souvent omnipotente, devrait s’effacer pour se mettre au service de la communauté universitaire et ne devrait pas s’accaparer la charge de représenter l’université dans les médias, ce qui amène à fausser l’image de l’université. Il est aussi manifeste que toute tentative de déstabiliser le corps enseignant en le brimant ou en le marginalisant est attentatoire au bon fonctionnement de l’université elle même3.

Des carrières mal gérées et des effectifs pléthoriques

Si l’université s’adosse à ses enseignants pour sa raison d’être, il est fondamental de prendre soin de cette composante vitale et de s’atteler à constamment la valoriser et lui permettre de s’épanouir. La grande tragédie de l’université algérienne est la mauvaise gestion de son potentiel humain.

A part un certain nombre qui ont une carrière lumineuse, la majorité, hélas, n’ont pu se «bootstrapper» et sont restés dans le minimum possible. Ils enseignent depuis des décennies, mais ne sont pas performants académiquement. Ni l’administration ni les différents conseils scientifiques n’ont su leur tracer un plan de carrière pour les faire progresser et sortir de leur état de tassement professionnel.

Ajoutons le cas de ces centaines d’enseignants recrutés trop vite et qui ne progressent pas dans leur carrière, certains jusqu’à une certaine époque restaient inscrits «à vie» au doctorat. Nombre d’entre eux ont d’ailleurs pris leur retraite en tant que maîtres-assistants ou moins, sans n’avoir jamais rédigé une seule publication scientifique ou encadré des étudiants.

De cette réalité découle une autre tare, la non-optimisation des effectifs enseignants. Prenons un exemple parmi d’autres, mon propre département de physique, avec ses quelque 150 enseignants, les deux tiers de rang magistral, dont la moitié avec le titre de professeur.

D’ailleurs, il a plus d’enseignants que d’étudiants de physique ! Pourtant cela n’empêche pas une bonne partie des étudiants de se sentir abandonnée.

L’enseignant trop souvent effectue sa charge horaire et déguerpit pour ne plus être revu souvent jusqu’à l’examen. Le gâchis de ressources humaines apparaît de manière criante quand on réalise qu’une bonne partie de la charge horaire de ces enseignants de rang magistral consiste en fait à assurer des TD et des TP, ce qui ne devrait jamais être le cas.

Or, ces quarante enseignants de rang de professeur devraient constituer une prodigieuse force de frappe, où idéalement, chacun devrait être un pôle où gravitent doctorants, jeunes chercheurs et vacataires. Il y a des départements de physique dans des «Colleges»(4) aux Etats- Unis qui tournent avec un seul professeur de physique et son équipe, et qui sont en charge de tous les modules de physique du «College».

En résumé, non seulement il n’y a pas de vie scientifique conséquente, mais en plus, l’enseignement se réduit à la portion congrue, avec en plus pas d’«heures de bureau» qui font pourtant partie de la charge d’enseignement des enseignants de rang magistral, ni même de tutorat qui, pourtant, est le point fort du système LMD.

Quant à nos bibliothèques, elles sont devenues des dépôts de vieux ouvrages et de revues scientifiques, dont l’abonnement s’est arrêté depuis des décennies.

Notons aussi qu’une université sans maîtres à penser, sans chercheurs émérites, sans modèle propre de recherche et sans traditions, est stérile académiquement et mérite difficilement d’être appelée comme telle.

Les conséquences incommensurables de la fuite des cerveaux

La fuite des cerveaux est évoquée, mais trop souvent comme une simple fatalité à mettre au chapitre pertes et profits, qui priverait quelque peu l’université algérienne d’une partie de son potentiel, se focalisant souvent sur son coût pour l’Etat. On parle de ces milliers d’Algériens brillants formés à l’étranger dans les années 1970, 80 et 90 pour ne plus jamais revenir.

Ajoutez à cela, comme une saignée perpétuelle, ces vagues de cadres et universitaires qui migrent vers des horizons plus rétributeurs et où leur compétence est mieux mise à profit. En fait, la perte qu’ils représentent pour l’université algérienne est incommensurable, car la compétence et la performance sont un multiplicateur de plus-value, quoique difficilement quantifiable.

Ces générations d’étudiants qui ont poursuivi leurs études à l’étranger et ne sont jamais revenus sont pour la plupart la crème de leurs promotions. Ils ont fait perdre à l’université algérienne son suc, sa substance vitale. La faiblesse endémique de notre université est en grande partie à imputer à cet écrémage.

Ceux qui se sont formés localement, ou même ceux qui sont revenus trop vite et qui opèrent dans des «man’s land scientifiques» que sont la plupart de nos départements hélas, ne peuvent être comparés à ceux qui sont devenus de véritables machines à publier et à inventer, parce qu’évoluant dans un environnement compétitif intense, qui leur a permis de décupler leurs capacités propres.

Citons comme simple exemple le cas d’un collègue qui enseignait à un moment donné dans une université algérienne en régime de «rendement minimal» et qui se trouve depuis deux décennies dans une université à l’étranger où il est à la fois chef de département, enseignant, responsable d’un centre de recherche, éditeur d’une revue scientifique, conseiller académique du recteur…

3- Les étudiants, le maillon faible

Les étudiants sont le deuxième terme du diptyque. C’est la raison d’être majeure de l’université : former des diplômés compétents à même de s’insérer sur le marché du travail et de poursuivre une carrière réussie.

Notons cette incongruité que facilement 80% des diplômés n’exerceront pas dans le domaine lié à leurs études, vu l’inadéquation tragique entre les profils de formation et le marché du travail, surtout pour les profits scientifiques.

Bien sûr, la qualité de la formation dépend directement de la compétence des enseignants qui, globalement parlant, laisse à désirer pour les raisons explicitées plus haut. Il n’est donc pas étonnant que la qualité des diplômes elle aussi laisse à désirer.

Mais précisons que quand bien même une bonne partie du corps enseignant n’a pas l’excellence désirée, il y en a par contre un nombre appréciable fortement doué, ce qui compense en partie la faiblesse générale. Puis il y a aussi une minorité d’étudiants qui s’en sortent très bien et qui, une fois ayant complété leurs études en Algérie, sont admis haut la main dans des programmes internationaux compétitifs.

Qui blâmer pour le bas niveau des étudiants en général. Les enseignants pointeront du doigt le niveau avec lequel les étudiants arrivent à l’université. Je blâmerais plutôt l’enseignant, sa mission est de motiver, combler ses lacunes et de former. Or, les enseignants se plaignent du niveau, mais font bien peu pour y remédier.

Ils auraient un programme à finir ! Bien sûr, l’administration avec certaines de ses pratiques déplorables et l’environnement général ou «système» est aussi pour quelque chose.

Source : https://www.elwatan.com/pages-hebdo/etudiant/un-difficile-etat-des-lieux-1re-partie-10-07-2019

(17/06/2020 @ 15:27)

Top 25% authors in Algeria, all publications years as of May 2020  - par djoudi le 06/06/2020 @ 17:42 

Top 25% authors in Algeria, all publications years as of May 2020 

For Algeria, there are 42 authors affiliated with 11 institutions. All institutions in this region.

Rank W.Rank Author Score
1 [2] Mohamed Benbouziane

Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen, Tlemcen

2.15
2 [1] Mohamed Chikhi

Laboratoire des Applications Quantitatives en Sciences Économiques et Financières (LAQSEF), Université d'Ouargla, Ouargla

3.14
3 [5] Nacer-Eddine Hammouda

Centre de Recherche en Économie Appliqué pour le Développement (CREAD), Alger

4.21
4 [6] Moundir Lassassi

Centre de Recherche en Économie Appliqué pour le Développement (CREAD), Alger

4.22
5 [3] Ali Bendob

Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen, Tlemcen
Institut des Sciences Économiques, Commercials et des Sciences de Gestion, Centre Universitaire Belhadj Bouchaib, Ain Témouchent

5.57
6 [4] Kamel Malik Bensafta

Laboratoire d'Économie d'Orléans (LEO), Faculté de droit, d'économie et de gestion, Université d'Orléans, Orléans, France

6.47
7 [9] Samir Baha-Eddine Maliki

Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen, Tlemcen

6.79
8 [10] Rafik Bouklia-Hassane

7.11
9 [12] Brahim Haddad

8.25
10 [8] Benzarour Choukri

Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, Université d'Alger, Alger

8.5

We do our best, but we cannot exclude errors.

Source : https://ideas.repec.org/top/top.algeria.html#authors

Top 25% authors in Algeria, all publications years as of May 2020  - par djoudi le 06/06/2020 @ 17:42 

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Rank W.Rank Author Score
1 [2] Mohamed Benbouziane

Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen, Tlemcen

2.15
2 [1] Mohamed Chikhi

Laboratoire des Applications Quantitatives en Sciences Économiques et Financières (LAQSEF), Université d'Ouargla, Ouargla

3.14
3 [5] Nacer-Eddine Hammouda

Centre de Recherche en Économie Appliqué pour le Développement (CREAD), Alger

4.21
4 [6] Moundir Lassassi

Centre de Recherche en Économie Appliqué pour le Développement (CREAD), Alger

4.22
5 [3] Ali Bendob

Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen, Tlemcen
Institut des Sciences Économiques, Commercials et des Sciences de Gestion, Centre Universitaire Belhadj Bouchaib, Ain Témouchent

5.57
6 [4] Kamel Malik Bensafta

Laboratoire d'Économie d'Orléans (LEO), Faculté de droit, d'économie et de gestion, Université d'Orléans, Orléans, France

6.47
7 [9] Samir Baha-Eddine Maliki

Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen, Tlemcen

6.79
8 [10] Rafik Bouklia-Hassane

7.11
9 [12] Brahim Haddad

8.25
10 [8] Benzarour Choukri

Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, Université d'Alger, Alger

8.5

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(06/06/2020 @ 17:42)

Economic Institutions : Top Countries and States, as of May 2020 - par djoudi le 06/06/2020 @ 17:37 

Economic Institutions : Top Countries and States, as of May 2020

The rankings

Rank Country or State Score
1 United Kingdom 1.57
2 Massachusetts (United States) 1.79
3 California (United States) 3.39
4 Germany 3.83
5 France 5.96
6 District of Columbia (United States) 6.29
7 New York (United States) 6.33
8 Italy 7.69
9 Illinois (United States) 8.23
10 Canada 9.32
11 Spain 11.41
12 Australia 12.36
13 Netherlands 12.76
14 Switzerland 13.97
15 Pennsylvania (United States) 14.79
16 Sweden 18.4
17 New Jersey (United States) 18.71
18 Connecticut (United States) 19.3
19 Belgium 19.69
20 Michigan (United States) 21.52
21 Japan 21.76
22 Texas (United States) 22.53
23 China 25.72
24 North Carolina (United States) 26.86
25 Missouri (United States) 27.89
26 Maryland (United States) 28.72
27 Virginia (United States) 30.35
28 Israel 30.37
29 Norway 30.6
30 Austria 31.07
31 Minnesota (United States) 32.58
32 Denmark 33.56
33 Indiana (United States) 34.1
34 Georgia (United States) 34.5
35 Wisconsin (United States) 36.35
36 Portugal 36.83
37 Ohio (United States) 37.86
38 Rhode Island (United States) 40.39
39 New Hampshire (United States) 42.13
40 Ireland 42.44
41 New Zealand 43.94
42 Brazil 44.09
43 Greece 45.27
44 Florida (United States) 45.3
45 Turkey 46.22
46 India 46.67
47 Arizona (United States) 47.66
48 Russia 48.43
49 Singapore 48.85
50 Colombia 49.06
51 Chile 49.33
52 Tennessee (United States) 50.02
53 South Korea 51.1
54 Colorado (United States) 53.38
55 Washington (United States) 54.05
56 Hong Kong 54.87
57 Finland 55.83
58 Poland 57.07
59 Romania 57.61
60 Argentina 57.94
61 Czech Republic 60.56
62 Taiwan 62.2
63 South Africa 63.44
64 Iowa (United States) 65.16
65 Utah (United States) 65.75
66 Hungary 67.56
67 Oregon (United States) 67.57
68 South Carolina (United States) 67.99
69 Mexico 68.27
70 Malaysia 68.3
71 United Arab Emirates 69.2
72 Luxembourg 69.32
73 Kentucky (United States) 69.36
74 Alabama (United States) 74.42
75 Peru 76.92
76 Louisiana (United States) 77.12
77 Pakistan 78.49
78 Kansas (United States) 79.56
79 Philippines 80.72
80 Cyprus 81.15
81 Oklahoma (United States) 83.72
82 Hawaii (United States) 83.84
83 Delaware (United States) 85.56
84 Wyoming (United States) 88
85 Thailand 88.28
86 Vermont (United States) 88.95
87 Indonesia 91.26
88 Tunisia 91.91
89 Nebraska (United States) 92.1
90 Maine (United States) 93.19
91 Egypt 93.27
92 West Virginia (United States) 94.52
93 Uruguay 95.37
94 New Mexico (United States) 96.65
95 Nevada (United States) 98.12
96 Slovenia 99.68
97 Arkansas (United States) 99.88
98 Mississippi (United States) 101.02
99 Nigeria 101.95
100 Lebanon 103.45
101 Saudi Arabia 104.65
102 Bulgaria 105.85
103 Viet Nam 106.08
104 Bangladesh 106.35
105 Estonia 107.03
106 Slovakia 108
107 Ghana 108.68
108 North Dakota (United States) 112.4
109 Côte d'Ivoire 114.23
110 Iceland 115.12
111 Montana (United States) 116.13
112 Croatia 116.49
113 Costa Rica 116.51
114 Latvia 117.24
115 Cameroun 117.44
116 Alaska (United States) 117.84
117 Venezuela 118.54
118 Morocco 120.07
119 Iran 121.07
120 Lithuania 121.58
121 Ukraine 122.6
122 Qatar 126.52
123 Bolivia 127.48
124 Réunion 127.5
125 Northern Cyprus 128.14
126 Sri Lanka 129.4
127 Macao 130.58
128 Idaho (United States) 130.67
129 Kazakhstan 131.1
130 Barbados 132.19
131 Ecuador 133.22
132 Ethiopia 133.99
133 Kenya 134.74
134 North Macedonia 137.47
135 Mongolia 138.03
136 Kuwait 139.08
137 Azerbaijan 144.88
138 Fiji 144.89
139 Zambia 145.03
140 Georgia 145.8
141 Uzbekistan 149.49
142 Brunei 149.91
143 Bahrain 150.82
144 Serbia 151.19
144 Uganda 151.19
146 Aruba 151.74
147 Malta 151.76
148 South Dakota (United States) 151.95
149 Congo (Dem. Rep.) 152.58
150 Jamaica 152.96
151 Oman 155.16
152 Algeria 158.35
153 Albania 159.86
154 French Polynesia 160.17
155 Nepal 161.09
156 Aland 161.97
157 Tanzania 162.6
158 Guatemala 163.45
158 Sudan 163.45
160 Mozambique 165.12
161 Liechtenstein 165.5
162 Bosnia and Herzegovina 167.12
163 Martinique 170.1
164 Senegal 170.26
165 Palestinian Authority 171.11
166 Dominican Republic 172.66
167 Burkina Faso 173.82
168 Malawi 174.22
169 Trinidad and Tobago 174.95
170 Bermuda 175.45
171 Greenland 176.26
172 Cambodia 176.8
173 Monaco 177.18
174 Jordan 177.76
175 Belarus 178.26
176 Armenia 179.65
177 Rwanda 180.38
178 Papua New Guinea 185.01
179 Afghanistan 185.22
180 Puerto Rico 186.38
181 Guadeloupe 188.85
182 Botswana 189.03
183 Kosovo 189.25
184 Kyrgyzstan 189.37
185 Sierra Leone 189.57
185 Burundi 189.57
187 Mauritius 191.38
188 New Caledonia 191.77
189 Moldova 192.61
190 Haïti 193.35
191 Montenegro 195.28
192 Lesotho 195.33
193 Togo 196.34
194 Nicaragua 197.74
195 Swaziland 199.27
196 Zimbabwe 199.79
197 Libya 200.56
198 Benin 203.59
199 Niger 204.75
200 Paraguay 204.77
201 Central African Republic 205.89
202 Somalia 207.87
203 San Marino 209.16
204 Madagascar 209.22
205 Iraq 210.06
206 El Salvador 211.21
207 Laos 211.65
208 Guinea-Bissau 212.31
209 Cuba 213.21
210 Guyana 214.8
211 Djibouti 215.27
212 Syria 215.5
213 Tchad 215.53
214 Mali 215.57
215 Suriname 215.6
216 Gambia 216.21
217 Namibia 217.05
218 Comoros 218.34

The data presented here is experimental. It is based on a limited sample of the research output in Economics and Finance. Only material catalogued in RePEc is considered. For any citation based criterion, only works that could be parsed by the CitEc project are considered. For any ranking of people, only those registered with the RePEc Author Service can be taken into account. And for rankings of institutions, only those listed in EDIRC and claimed as affiliation by the respective, registered authors can be measured. Thus, this list is by no means based on a complete sample. You can help making this more comprehensive by encouraging more publications to be listed (instructions) and more authors to register (form). For more details on the various rankings that are available as well for documentation, follow this link.
Credits:

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Economic Institutions : Top Countries and States, as of May 2020 - par djoudi le 06/06/2020 @ 17:37 

Economic Institutions : Top Countries and States, as of May 2020

The rankings

Rank Country or State Score
1 United Kingdom 1.57
2 Massachusetts (United States) 1.79
3 California (United States) 3.39
4 Germany 3.83
5 France 5.96
6 District of Columbia (United States) 6.29
7 New York (United States) 6.33
8 Italy 7.69
9 Illinois (United States) 8.23
10 Canada 9.32
11 Spain 11.41
12 Australia 12.36
13 Netherlands 12.76
14 Switzerland 13.97
15 Pennsylvania (United States) 14.79
16 Sweden 18.4
17 New Jersey (United States) 18.71
18 Connecticut (United States) 19.3
19 Belgium 19.69
20 Michigan (United States) 21.52
21 Japan 21.76
22 Texas (United States) 22.53
23 China 25.72
24 North Carolina (United States) 26.86
25 Missouri (United States) 27.89
26 Maryland (United States) 28.72
27 Virginia (United States) 30.35
28 Israel 30.37
29 Norway 30.6
30 Austria 31.07
31 Minnesota (United States) 32.58
32 Denmark 33.56
33 Indiana (United States) 34.1
34 Georgia (United States) 34.5
35 Wisconsin (United States) 36.35
36 Portugal 36.83
37 Ohio (United States) 37.86
38 Rhode Island (United States) 40.39
39 New Hampshire (United States) 42.13
40 Ireland 42.44
41 New Zealand 43.94
42 Brazil 44.09
43 Greece 45.27
44 Florida (United States) 45.3
45 Turkey 46.22
46 India 46.67
47 Arizona (United States) 47.66
48 Russia 48.43
49 Singapore 48.85
50 Colombia 49.06
51 Chile 49.33
52 Tennessee (United States) 50.02
53 South Korea 51.1
54 Colorado (United States) 53.38
55 Washington (United States) 54.05
56 Hong Kong 54.87
57 Finland 55.83
58 Poland 57.07
59 Romania 57.61
60 Argentina 57.94
61 Czech Republic 60.56
62 Taiwan 62.2
63 South Africa 63.44
64 Iowa (United States) 65.16
65 Utah (United States) 65.75
66 Hungary 67.56
67 Oregon (United States) 67.57
68 South Carolina (United States) 67.99
69 Mexico 68.27
70 Malaysia 68.3
71 United Arab Emirates 69.2
72 Luxembourg 69.32
73 Kentucky (United States) 69.36
74 Alabama (United States) 74.42
75 Peru 76.92
76 Louisiana (United States) 77.12
77 Pakistan 78.49
78 Kansas (United States) 79.56
79 Philippines 80.72
80 Cyprus 81.15
81 Oklahoma (United States) 83.72
82 Hawaii (United States) 83.84
83 Delaware (United States) 85.56
84 Wyoming (United States) 88
85 Thailand 88.28
86 Vermont (United States) 88.95
87 Indonesia 91.26
88 Tunisia 91.91
89 Nebraska (United States) 92.1
90 Maine (United States) 93.19
91 Egypt 93.27
92 West Virginia (United States) 94.52
93 Uruguay 95.37
94 New Mexico (United States) 96.65
95 Nevada (United States) 98.12
96 Slovenia 99.68
97 Arkansas (United States) 99.88
98 Mississippi (United States) 101.02
99 Nigeria 101.95
100 Lebanon 103.45
101 Saudi Arabia 104.65
102 Bulgaria 105.85
103 Viet Nam 106.08
104 Bangladesh 106.35
105 Estonia 107.03
106 Slovakia 108
107 Ghana 108.68
108 North Dakota (United States) 112.4
109 Côte d'Ivoire 114.23
110 Iceland 115.12
111 Montana (United States) 116.13
112 Croatia 116.49
113 Costa Rica 116.51
114 Latvia 117.24
115 Cameroun 117.44
116 Alaska (United States) 117.84
117 Venezuela 118.54
118 Morocco 120.07
119 Iran 121.07
120 Lithuania 121.58
121 Ukraine 122.6
122 Qatar 126.52
123 Bolivia 127.48
124 Réunion 127.5
125 Northern Cyprus 128.14
126 Sri Lanka 129.4
127 Macao 130.58
128 Idaho (United States) 130.67
129 Kazakhstan 131.1
130 Barbados 132.19
131 Ecuador 133.22
132 Ethiopia 133.99
133 Kenya 134.74
134 North Macedonia 137.47
135 Mongolia 138.03
136 Kuwait 139.08
137 Azerbaijan 144.88
138 Fiji 144.89
139 Zambia 145.03
140 Georgia 145.8
141 Uzbekistan 149.49
142 Brunei 149.91
143 Bahrain 150.82
144 Serbia 151.19
144 Uganda 151.19
146 Aruba 151.74
147 Malta 151.76
148 South Dakota (United States) 151.95
149 Congo (Dem. Rep.) 152.58
150 Jamaica 152.96
151 Oman 155.16
152 Algeria 158.35
153 Albania 159.86
154 French Polynesia 160.17
155 Nepal 161.09
156 Aland 161.97
157 Tanzania 162.6
158 Guatemala 163.45
158 Sudan 163.45
160 Mozambique 165.12
161 Liechtenstein 165.5
162 Bosnia and Herzegovina 167.12
163 Martinique 170.1
164 Senegal 170.26
165 Palestinian Authority 171.11
166 Dominican Republic 172.66
167 Burkina Faso 173.82
168 Malawi 174.22
169 Trinidad and Tobago 174.95
170 Bermuda 175.45
171 Greenland 176.26
172 Cambodia 176.8
173 Monaco 177.18
174 Jordan 177.76
175 Belarus 178.26
176 Armenia 179.65
177 Rwanda 180.38
178 Papua New Guinea 185.01
179 Afghanistan 185.22
180 Puerto Rico 186.38
181 Guadeloupe 188.85
182 Botswana 189.03
183 Kosovo 189.25
184 Kyrgyzstan 189.37
185 Sierra Leone 189.57
185 Burundi 189.57
187 Mauritius 191.38
188 New Caledonia 191.77
189 Moldova 192.61
190 Haïti 193.35
191 Montenegro 195.28
192 Lesotho 195.33
193 Togo 196.34
194 Nicaragua 197.74
195 Swaziland 199.27
196 Zimbabwe 199.79
197 Libya 200.56
198 Benin 203.59
199 Niger 204.75
200 Paraguay 204.77
201 Central African Republic 205.89
202 Somalia 207.87
203 San Marino 209.16
204 Madagascar 209.22
205 Iraq 210.06
206 El Salvador 211.21
207 Laos 211.65
208 Guinea-Bissau 212.31
209 Cuba 213.21
210 Guyana 214.8
211 Djibouti 215.27
212 Syria 215.5
213 Tchad 215.53
214 Mali 215.57
215 Suriname 215.6
216 Gambia 216.21
217 Namibia 217.05
218 Comoros 218.34

The data presented here is experimental. It is based on a limited sample of the research output in Economics and Finance. Only material catalogued in RePEc is considered. For any citation based criterion, only works that could be parsed by the CitEc project are considered. For any ranking of people, only those registered with the RePEc Author Service can be taken into account. And for rankings of institutions, only those listed in EDIRC and claimed as affiliation by the respective, registered authors can be measured. Thus, this list is by no means based on a complete sample. You can help making this more comprehensive by encouraging more publications to be listed (instructions) and more authors to register (form). For more details on the various rankings that are available as well for documentation, follow this link.
Credits:

We do our best, but we cannot exclude errors.

Source : https://ideas.repec.org/top/top.country.all.html

(06/06/2020 @ 17:37)

23/11/2020 @ 23:05